Un livre sur le thème de la guerre éternelle
Le livre d'Olivier Rolin, La Guerre éternelle, publié chez Gallimard en août 2026, explore la guerre comme un thème éternel et récurrent de l'histoire humaine, en reliant les conflits anciens aux tragédies modernes. L'ouvrage s'appuie sur des sources historiques et littéraires pour examiner comment la guerre a façonné l'expérience humaine à travers les siècles.L'épigraphe, reflet du témoignage historique
L'épigraphe du livre, tirée de Walter Benjamin, évoque l'ange de l'histoire qui ne contemple qu'une seule et unique catastrophe. Rolin étend cette idée à la chute de Troie, qu'il décrit comme un autre nom de la guerre éternelle, mais aussi de l'amour, et établit des parallèles entre les événements anciens et modernes, comme les attentats du 11 septembre.L'Iliade et l'Odyssée mises en regard
Le travail de Rolin se penche sur l'Iliade, qu'il oppose à l'Odyssée, et examine la « mélancolie amère » de l'épopée, relevée par Jorge Luis Borges. L'auteur cite de nombreux textes sur la légende de Troie et sur la guerre qui n'a peut-être jamais eu lieu, retraçant le parcours historique et littéraire de ce mythe.Réflexions personnelles à l'ère numérique
Le livre aborde également la mélancolie personnelle de Rolin, qui se sent « démodé » en tant qu'homme de l'écrit, « de papier et d'encre », face à l'ère numérique de l'intelligence artificielle et des réseaux sociaux. Son récit est décrit à la fois comme une épopée hilarante et comme une amère réflexion sur des événements historiques tels que Srebrenica, Hiroshima, Marioupol et Gaza.Amour perdu et parallèles mythologiques
Rolin évoque un amour perdu, comparant sa passion pour une « femme de Troie » à la mythologique Andromaque, rencontrée en 1995 dans une ville bombardée et assiégée. L'auteur établit également des parallèles entre des figures comme Jane Birkin et des personnages mythologiques tels qu'Hélène, Andromaque et les Troyens.Conclusion sur la portée du livre
Rolin conclut en reconnaissant ceux qui croient que la littérature était la vraie vie, ou que le monde a été fait pour aboutir à un beau livre. Il suggère que La Guerre éternelle fait partie de ces livres qui concentrent le monde, sont la vraie vie et représentent la seule vie qui vaille la peine d'être vécue.