À Hô Chi Minh-Ville, un nouveau plan adopté le 22 septembre 2026 vise à accélérer la numérisation du secteur du livre et à inciter les éditeurs à considérer chaque ouvrage comme un point de départ pour une gamme de droits et de contenus exploitables sous plusieurs formats. Ce plan, référencé sous le numéro No. 508/KH-UBND, fixe des objectifs pour généraliser l’édition électronique d’ici 2030, avec pour ambition que 15 à 20 % de la production annuelle de livres soit disponible en formats numériques. Le 30 septembre, Nguyễn Ngọc Hồi, directeur adjoint du Service de la culture et des sports de Hô Chi Minh-Ville, a encouragé les professionnels à passer d’un modèle traditionnel de « fabrication de livres » à une gestion plus large des actifs intellectuels. Il a proposé un processus en quatre étapes : la création de contenu, la protection des droits, la construction de la marque par la communication, et la commercialisation. Les développements incluent les livres audio, les livres interactifs ou vidéo, les scénarios de films, ainsi que des logiciels ou jeux éducatifs axés sur l’histoire. Le responsable municipal a également encouragé l’utilisation de l’intelligence artificielle dans certains processus de conception. Certaines entreprises ont déjà emboîté le pas, comme Phuong Nam Books, qui a créé une branche dédiée aux médias et au divertissement pour gérer ses actifs immatériels. Chez Tre Publishing House, son président par intérim a rapporté une hausse de 14 % du chiffre d’affaires pour les neuf premiers mois de 2026 par rapport à la même période en 2025. Les autorités ont encouragé cette maison d’édition à utiliser de nouveaux outils, dont l’IA, pour enrichir ses publications historiques et interactives. Chez Kim Dong, les pistes évoquées concernent les livres audio, les formats illustrés et les espaces multimédias pour les enfants d’âge préscolaire.
L’extension de ces usages soulève des questions sur les droits, les professionnels mentionnant des inquiétudes face à la contrefaçon, au piratage et aux violations du droit d’auteur sur les plateformes numériques. Le Service de la culture et des sports a promis de renforcer sa coopération avec les entreprises et les a invitées à rejoindre une alliance de communication multiplateforme. Cette orientation municipale s’inscrit dans un mouvement national plus large, la Commission permanente de l’Assemblée nationale examinant le projet de loi vietnamien sur le développement des industries culturelles.
En France, une stratégie comparable est juridiquement possible, mais la publication d’un livre ne confère pas automatiquement au éditeur le contrôle de toutes ses déclinaisons. Le Code de la propriété intellectuelle reconnaît à l’auteur un droit exclusif sur son œuvre, nécessitant des cessions de droits distinctes. Un éditeur peut négocier des droits numériques, audio, de traduction ou d’adaptation, mais ceux-ci ne peuvent être présumés acquis. La Société des Gens de Lettres rappelle que l’auteur reste libre de ne pas céder ses droits d’adaptation audiovisuelle à son éditeur et de les négocier séparément.
Pendant ce temps, dans différentes régions du monde, l’industrie du livre fait face à des défis et à des opportunités. Au Yémen, l’édition est devenue plus complexe en raison d’une guerre prolongée et d’une économie fragmentée. En Éthiopie, un manuscrit ancien lié à l’empereur Tewodros II a refait surface sur le marché des antiquités avant d’être retiré après l’intervention de l’Autorité éthiopienne du patrimoine. Au Brésil, éditeurs et libraires réclament une politique publique pour le livre, tandis qu’au Mexique, la Cámara Nacional de la Industria Editorial Mexicana (CANIEM) demande des mesures spécifiques au président. En Argentine, la province de Córdoba investit dans les livres publiés localement, et en Grèce, des fouilles suggèrent un lien avec Aristote et Alexandre le Grand. Aux États-Unis, HarperCollins UK a cessé de publier les anciens ouvrages de David Walliams, et en Géorgie, un roman de Toni Morrison reste exclu des bibliothèques scolaires. Au Mozambique, la Foire internationale du livre de Maputo rassemble lecteurs et professionnels, et l’Association internationale des éditeurs lance un nouveau prix pour défendre la liberté d’expression. En Inde, la bibliothèque Amir-ud-Daula Public Library expérimente une approche simple mais unique de la lecture, et aux États-Unis, les bibliothèques publiques font face à de nouvelles menaces pour leur fonctionnement. Au Maroc, les manuels scolaires manquent encore au début de l’année scolaire, et en Amérique latine, les librairies indépendantes réclament la généralisation du prix unique du livre. En Russie, des livres auraient été détruits dans des entrepôts logistiques touchés par des attaques de drones, et en Ukraine, l’industrie du livre est au bord du « effondrement » en raison des récents bombardements. À Gaza, de nouveaux récits transforment les tweets de guerre en mémoire littéraire, et au Bangladesh, une librairie a été fermée pour avoir vendu un livre autorisé. En Russie, les livres d’auteurs qualifiés de « agents étrangers » sont retirés des catalogues, et à Saint-Pétersbourg, des livres sont transformés en objets insolites. En France, la Commission d’enrichissement de la langue française travaille sur un nouveau vocabulaire, et en Californie, une nouvelle aventure éditoriale a vu le jour. À Paris, une nouvelle librairie doit ouvrir ses portes, et en Bretagne, un nouveau membre a rejoint une initiative de lecture. En France, un nouveau roman est lancé via une plateforme de financement participatif, et aux États-Unis, les librairies indépendantes font appel à l’American Booksellers Association. En Argentine, les librairies sont en « état d’urgence » en raison d’une chute significative du chiffre d’affaires.
Le secteur mondial de l'édition s'adapte aux mutations numériques et juridiques
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