Un film primé à Cannes explore l'angoisse adolescente lors d'un voyage scolaire à Pompéi, mêlant histoire antique et difficultés de la jeunesse actuelle.
Film inspiré de l'œuvre de Freud
La Gradiva, réalisé par Marine Atlan, est sorti en salles le 21 octobre 2026, après avoir remporté le Grand Prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes. Le film s'inspire d'un livre de Sigmund Freud publié en 1907, qui analysait une nouvelle de Wilhelm Jensen parue en 1903. Cette nouvelle était elle-même un fantasme pompéien sur un archéologue obsédé par un bas-relief.Histoire de lycéens à Naples
Le film suit un groupe de lycéens lors d'un voyage scolaire à Naples, où ils explorent les ruines de Pompéi. Il aborde des thèmes comme le désir adolescent, l'angoisse existentielle et la tension entre l'histoire ancienne et la vie moderne, même si la référence historique du titre n'est pas essentielle à l'intrigue.Le parcours de Marine Atlan et son inspiration
Marine Atlan est connue pour son travail de directrice de la photographie sur des films tels que Le Ravissement (2023), Les Reines du drame (2024) et L'Engloutie (2025). Elle a eu l'idée de La Gradiva à la suite d'une commande d'Arte pour réaliser un film sur l'adolescence avec des acteurs non professionnels et un budget limité, même si ce projet n'a finalement pas abouti.Les ruines antiques comme métaphore de la jeunesse
Marine Atlan décrit les ruines de Pompéi comme un « immense hors-champ » où l'on peut imaginer d'innombrables scènes de la vie quotidienne avant l'éruption du Vésuve. Le film utilise ces sites antiques comme une métaphore de la complexité de la jeunesse, en mêlant les expériences adolescentes aux échos du passé.Mélange des genres et profondeur des personnages
La Gradiva combine comédie, tragédie, réalisme documentaire et rêves surréalistes pour refléter l'ambivalence de l'existence. La mise en scène de Marine Atlan met l'accent sur les mythologies intérieures de ses personnages, de l'insolence de Toni à la colère silencieuse de Suzanne, et explore la collision entre fantasme et réalité.Un portrait authentique de l'adolescence contemporaine
Marine Atlan et la scénariste Anne Brouillet ont passé plusieurs mois à observer des lycéens afin de garantir l'authenticité du film. Celui-ci saisit la détresse, la solitude, la violence sociale, les inégalités et la pression scolaire auxquelles fait face la jeunesse d'aujourd'hui. Le portrait qu'il dresse, à la fois lumineux et plein d'espoir, reflète une génération politiquement consciente.