Le 26 septembre, une grande manifestation s’est tenue à Madrid, capitale de l’Espagne, organisée par des groupes de droite. Il s’agissait du deuxième événement de ce type en septembre, visant à montrer son soutien aux habitants de Ceuta, une ville située dans le sud de l’Espagne, près de la frontière avec le Maroc. La manifestation a également critiqué Pedro Sánchez, chef du gouvernement espagnol, pour ne pas avoir suffisamment géré la crise migratoire qui touche Ceuta. Ceuta connaît une arrivée massive de migrants tentant de traverser vers l’Espagne depuis l’Afrique du Nord, ce qui met à rude épreuve les ressources et les infrastructures locales. Cette situation a exacerbé les tensions entre les habitants et le gouvernement, certains estimant que les besoins de la population locale sont négligés au profit de la gestion des flux migratoires. La manifestation de Madrid s’inscrit dans une série de rassemblements organisés ces derniers mois, reflétant les divisions politiques croissantes en Espagne sur la manière de traiter les questions migratoires. Les groupes de droite ont intensifié leurs critiques à l’encontre des politiques du gouvernement actuel, estimant qu’elles ne permettent pas de contrôler efficacement les flux migratoires ni de défendre les intérêts nationaux. Cette mobilisation à Madrid a mis en lumière l’approfondissement des clivages politiques en Espagne, où différentes factions défendent des positions tranchées sur la façon de résoudre la crise migratoire. Alors que le gouvernement continue d’élaborer des mesures pour gérer la situation, l’opinion publique reste divisée, et de nouvelles manifestations sont à prévoir tant que le débat sur la migration et la sécurité nationale restera un enjeu central de la vie politique espagnole.