Hidaya, 68 ans, est morte seule à Marseille, mais des bénévoles lui ont offert des funérailles dignes. Son histoire met en lumière le travail de Marseillais Solidaires des Morts Anonymes.
Décès non réclamés à Marseille
Chaque année, des centaines de personnes à Marseille meurent sans famille ni proches pour réclamer leur corps. Elles sont ainsi privées d'obsèques traditionnelles, ce qui pousse des acteurs locaux à faire en sorte qu'elles ne soient pas enterrées dans l'isolement.Un hommage porté par des bénévoles
L'association Marseillais Solidaires des Morts Anonymes se charge d'honorer ces personnes. Avec à peine une douzaine de bénévoles, elle retrace le parcours des défunts et organise des obsèques dignes, qu'elle considère à la fois comme un devoir humain et une question de dignité.Les derniers jours d'Hidaya
Hidaya, aide-soignante de 68 ans installée à Marseille après avoir quitté la région parisienne, est décédée le 6 octobre à l'hôpital Saint-Joseph. Quatorze jours plus tard, aucun membre de sa famille ne s'était manifesté pour réclamer son corps, ce qui déclenchait l'obligation pour la ville d'organiser des obsèques.Reconstituer une vie
Bérangère, présidente de l'association, a passé plusieurs jours à rassembler les fragments de la vie d'Hidaya. Elle a appris que cette dernière n'avait pas de liens familiaux proches et qu'elle ne gardait que quelques contacts réguliers, dont une voisine et une infirmière. Ce travail minutieux permet aux bénévoles de construire un hommage digne de sens pour la défunte.