Jocelyn Danga s’est vu décerner le prix Senghor 2026 pour son premier roman, Né sur des pissenlits, publié en mars 2026 aux éditions Elyzad. Le jury du prix Senghor, qui s’est réuni le 28 septembre 2026, a attribué cette récompense à Danga après quatre tours de scrutin, avec huit voix en faveur de Né sur des pissenlits contre deux. Le jury a exprimé une satisfaction globale quant au choix du lauréat, élu à la majorité des jurés présents. Deux autres œuvres ont également été distinguées à cette occasion : Bagarre d’Emilia Petrakis (éditions Les Avrils) a reçu une mention spéciale du jury, tandis que L'autre Camille de Danielle Laurin (éditions XYZ) a bénéficié d’une reconnaissance publique. Né sur des pissenlits est un premier roman qui suit Muntu, un professeur de philosophie qui intègre un lycée de Kinshasa où il ne trouve que des bancs vides. Révolté par les conditions de travail déplorables et un système éducatif corrompu, il erre dans le quartier chaud de Matongue, où il retrouve John, un vieil ami, qui l’entraîne dans une nuit d’ivresse. Humiliations publiques sur les réseaux sociaux et déshonneur annoncé s’ensuivent. Alors que rien ne semble arrêter la chute de Muntu, John lui propose de l’inscrire à une conférence à Metz, à condition qu’il récupère les fonds alloués pour ce voyage. Muntu accepte le marché. Le résumé de l’éditeur décrit le roman comme drôle et désespéré, avec un langage créatif nourri par le parler cru de Kinshasa, où s’exprime l’amour inconditionnel d’un fils qui ne rêve que d’offrir le meilleur à sa mère. Jocelyn Danga, né en République démocratique du Congo (RDC) en 1993, vit à Chambéry. Il est l’auteur d’une dizaine de pièces de théâtre et de nouvelles. La nuit et l'soldat a remporté la médaille d’or dans la catégorie Littérature (nouvelles) au concours des Jeux de la Francophonie 2023. En juillet 2024, il a présenté une lecture de sa pièce Ne t'étonne pas si ma lettre sent le sel au Festival d’Avignon. Né sur des pissenlits est son premier roman. Le jury du prix Senghor 2026 était composé d’Emma Callegarin, responsable de la programmation Lettres (Centre Wallonie-Bruxelles) ; Isabelle Colin, directrice de la bibliothèque Germaine-Tillion, conservatrice au Réseau des bibliothèques de Paris ; Balla FOFANA, écrivain et journaliste à Libération, président du jury ; Nicolas Forest, bibliothécaire, bibliothèque Landowski (Boulogne-Billancourt) ; Lise Gauvin, universitaire, autrice et critique littéraire (Québec) ; Caroline Moulin-Schwartz, animatrice de débats littéraires ; Élisabeth Lesne, éditrice et agente littéraire ; Tchisseka Lobelt, ancienne directrice du livre et de la lecture (collectivité territoriale de Guyane) ; Dominique Loubao, ingénieure interculturelle, directrice du prix Senghor, et Carine Saint-Médar, journaliste indépendante spécialisée en culture et littérature, Le Point. Le prix Senghor encourage les « premiers romans » à utiliser le français comme outil d’expression à l’échelle internationale. Ce prix vise également à rendre hommage au « poète-président » sénégalais Léopold Sédar Senghor, messager d’amour pour cette belle langue, agrégé de grammaire française (1935) et membre de l’Académie française (1983-2001). La cérémonie officielle de remise du prix aura lieu le jeudi 15 octobre 2026, de 19 heures à 22 heures, à la Faculté Loyola Paris, 35 bis rue de Sèvres, 75006 Paris. Des animations littéraires (lectures, débats avec les membres du jury, récitals de poésie) émailleront cette soirée, suivies de séances de dédicaces sur le stand de la librairie. L’an dernier, le prix Senghor avait récompensé Catherine Perreault pour son livre L'élu, publié aux éditions Philippe Rey (France)/Éditions du Quartz (Québec).