Le 1er octobre 2026, une disposition majeure de la loi française pour une République numérique entrera pleinement en vigueur, améliorant significativement l’accessibilité téléphonique pour les personnes en situation de handicap. Auparavant, les organisations devaient proposer des services de communication accessibles pendant seulement la moitié de leurs heures d’ouverture. Désormais, tous les organismes publics – ministères, hôpitaux, universités et administrations – devront garantir une accessibilité totale pendant l’intégralité de leurs heures d’accueil téléphonique. Par ailleurs, les entreprises privées dont le chiffre d’affaires annuel en France dépasse 250 millions d’euros, ou dont le service clientèle gère des contrats ou des réclamations, sont également tenues de se conformer à ces nouvelles normes d’accessibilité. Le Règlement européen sur l’accessibilité, entré en vigueur en juin 2025, étend cette obligation à certaines entreprises à orientation publique dans des secteurs comme la banque ou le commerce en ligne. Les petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à deux millions d’euros en sont toutefois exemptées.
Pour répondre à ces exigences, les organisations peuvent proposer des services d’accessibilité directement ou via des plateformes en ligne dédiées, sans frais supplémentaires pour les utilisateurs. La forme d’assistance varie selon les besoins de chacun. Par exemple, les personnes sourdes ou malentendantes pourront recourir à la transcription écrite simultanée, tandis que celles utilisant la langue des signes française (LSF) bénéficieront d’un interprète pendant l’appel. Une autre option consiste en le codage parlé complété (LPC), qui aide les personnes dépendant de la lecture labiale. Un décret gouvernemental définit les qualifications requises pour les professionnels assurant ces services, garantissant ainsi leur formation adéquate. Ces services peuvent être fournis via des fonctions de messagerie instantanée ou des appels vidéo, selon les situations.
Les opérateurs de télécommunications doivent désormais proposer des services de traduction simultanée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les personnes malvoyantes ou malentendantes. Cette mesure marque une nette progression par rapport à l’offre précédente, limitée aux jours de semaine et au samedi matin. Le service reste gratuit, mais est soumis à une limite d’usage « raisonnable », fixée à cinq heures de communication mensuelles (hors temps d’attente), contre trois heures auparavant. Si les utilisateurs dépassent cette limite, ils pourront être amenés à souscrire à un forfait d’accessibilité dédié.
Les principaux opérateurs français de télécommunications, dont Bouygues Telecom, Orange et SFR, ont adopté l’application mobile Rogervoice, qui propose des sous-titres instantanés et une messagerie vocale visuelle. Free, un autre acteur majeur, propose sa propre application relais. Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), la langue des signes reste la méthode d’accessibilité la plus utilisée, avec une hausse de 13 % des utilisateurs au cours de l’année écoulée. La transcription automatique connaît également une croissance rapide, avec une augmentation de 33 % de son utilisation. La transcription assistée par un humain et le LPC sont moins répandus et ont vu leur usage diminuer. Globalement, la satisfaction des utilisateurs à l’égard de ces services est très élevée, avec des notes comprises entre 4,4 et 4,8 sur 5.
Nouvelles mesures d'accessibilité entrent en vigueur dans les télécommunications et les services publics français
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
digital-republicaccessibilitytelecomfrancedisabilitytelecoms



