Dijon lance une tournée de l'opéra de Haendel

Dijon lance une tournée de Riccardo primo, opéra de George Frideric Haendel qui n'a été enregistré intégralement que deux fois. La tournée comprendra des représentations à Paris, Madrid, Barcelone et Valence, à l'occasion du tricentenaire de l'œuvre.

Contexte historique de l'opéra

Le livret, écrit par Antonio Rolli, a été adapté d'un livret antérieur utilisé par Antonio Lotti. Il comporte des éléments dramatiques familiers au public londonien du XVIIIe siècle, notamment une scène de tempête et une intrigue d'identité erronée impliquant Richard Cœur de Lion.

Coupures dans la représentation et réaction du public

La version actuelle de l'opéra comprend plusieurs coupures qui ne modifient pas l'intrigue principale, mais suppriment des airs et des récitatifs. Certains spectateurs ont exprimé le souhait d'entendre davantage de musique, affirmant qu'ils auraient pu écouter plus longtemps sans se lasser.

Mise en scène et placement des interprètes

Les solistes chantent depuis différentes positions : à l'avant-scène, sur le côté de la cour ou sur une estrade placée derrière l'orchestre. Ce dispositif désavantage certains interprètes, comme Paul Figuier dans le rôle d'Oronte, mais l'opéra a attiré un large public et mérite une diffusion plus large.

Interprétations remarquables et moments vocaux forts

L'incarnation de Riccardo par Hugh Cutting est saluée pour sa noblesse et sa puissance vocale, avec des airs marquants comme « Cessata è la procella » et « O vendicar mi ». La Costanza de Melissa Petit est élégante et raffinée, avec des aigus et des notes médianes solides.

Rôles secondaires et contributions musicales

L'Oronte de Paul Figuier est quelque peu faible, mais ses airs sont magnifiques. L'Isacio d'Andreas Wolf témoigne d'un certain panache et d'une voix puissante, tandis que la Pulcheria de Juliette Mey est une interprétation pleine de saveur et de virtuosité. L'orchestre réunit une variété d'instruments, dont flûtes à bec et hautbois, pour un total de 27 musiciens.

Direction musicale et équilibre sonore

Le chef d'orchestre Paul Agnew apporte énergie et précision à la représentation, même si la section de basse continue manque parfois d'audace. Les cordes dominent, laissant les bois en retrait, sauf dans les parties solistes.

Avenir de la tournée

La tournée ne fait que commencer, et la première représentation ne préjuge pas de la qualité des concerts à venir. Cet opéra, rare et inspirant, est interprété par des artistes engagés et talentueux, ce qui laisse présager des spectacles prometteurs.