La réforme envoie des jeunes médecins dans les zones sous-dotées

Une réforme approuvée en 2022 entrera en vigueur en novembre et affectera 3 000 internes en médecine générale à travers la France. Ces médecins sont en quatrième année d'un parcours de formation qui dure désormais au minimum dix ans, et ils seront affectés à des régions confrontées à de fortes difficultés d'accès aux soins, environ 80 % d'entre eux étant installés dans ces zones.

Une deuxième vague de médecins prévue

Un second groupe de 500 internes sera déployé début mai. Ces médecins seront affectés à des zones sous-dotées comparables, dans la continuité de l'effort du gouvernement pour améliorer l'accès aux soins dans les régions difficiles d'accès.

Des médecins exercent sous supervision

Le ministère de la Santé indique que ces internes pourront exercer de manière autonome, tout en restant sous la supervision d'un praticien qualifié. Ce dispositif leur permet d'acquérir de l'expérience tout en garantissant la sécurité des patients et la qualité des soins.

Rémunération des médecins et des maîtres de stage

Les internes percevront un salaire mensuel légèrement supérieur à 2 700 euros, auquel s'ajouteront des primes liées à l'autonomie encadrée, à l'exercice dans des zones spécifiques et à la participation aux gardes. Les médecins superviseurs pourront toucher jusqu'à 3 200 euros par mois pour leur implication, reflet de la responsabilité supplémentaire que représente l'encadrement des jeunes médecins.

Hausse historique des effectifs d'étudiants en santé

Le ministère de la Santé a relevé une hausse « historique » du nombre d'étudiants en santé, avec une progression de 15 % des admis en première année attendue en 2026. Cette évolution fait suite à la suppression du numerus clausus, un dispositif qui limitait le nombre d'étudiants admis dans les facultés de médecine, en 2020.

Croissance durable des effectifs soignants

Depuis 2017, le nombre d'étudiants admis en première année a augmenté de 24 %, et depuis 2012, de 36 %. Le ministère vise également à doubler d'ici 2027 le nombre d'infirmières en pratique avancée en formation, afin de permettre aux infirmiers de poursuivre immédiatement une formation complémentaire après leur diplôme, sans expérience professionnelle préalable.