Sept personnes, dont une enseignante, ont été déférées devant la justice à Toulon à la suite des mobilisations lycéennes. Plusieurs interpellations ont eu lieu dans le Var, avec deux mineurs placés en garde à vue lundi et présentés au parquet mardi. Ces deux mineurs, sans antécédents judiciaires, ont été confiés par un juge des enfants à une mesure éducative provisoire, visant à encadrer leur comportement par l’éducation et l’orientation. Les deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, étaient concernés. L’un d’eux, âgé de 16 ans, a été arrêté pour avoir obstrué la circulation en installant une barrière sur la voie publique et pour avoir été en possession illégale d’une arme de catégorie D. L’individu transportait dans son sac deux couteaux, un pistolet à impulsion électrique, des pinces coupantes et un pic à glace. Ces faits se sont déroulés devant le lycée Georges-Cisson à Toulon. Un autre mineur, âgé de 15 ans, a été interpellé après avoir lancé une pierre en direction de la principale du lycée Golf-Hôtel à Hyères, alors qu’elle venait de demander à un groupe d’élèves de ne pas bloquer l’accès à l’établissement avec des poubelles. Un autre mineur, âgé de 15 ans, avait été placé en garde à vue le 28 septembre pour avoir participé à l’incendie d’une poubelle devant le lycée Cisson à Toulon, mais il a été libéré sous contrôle judiciaire en attendant la suite de l’enquête. Cinq personnes ont été déférées mercredi devant la justice, dont quatre mineurs. L’un d’eux, âgé de 15 ans, a mis le feu à une poubelle devant le lycée Dumont-d’Urville à Toulon avant de lancer une grenade de désencerclement en direction des forces de l’ordre, sans les atteindre. Toujours devant le lycée Dumont-d’Urville, un adolescent de 16 ans a été interpellé pour avoir jeté une palette en bois sur une poubelle afin d’attiser un début d’incendie. Deux autres mineurs, âgés de 15 et 16 ans, ont été placés en garde à vue pour avoir alimenté un feu de broussailles déclenché à la base d’un arbre sur la voie publique, à l’aide d’une bouteille remplie d’acide chlorhydrique, près du lycée Paul-Langevin à La Seyne-sur-Mer. Après leur présentation à un magistrat du parquet, ces quatre mineurs seront orientés vers une association partenaire de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour y effectuer une mesure de réparation pénale. Il s’agit d’une mesure éducative et restaurative visant à responsabiliser le jeune tout en réparant les dommages causés. Une enseignante de 35 ans, en arrêt maladie depuis plusieurs années, a également été placée en garde à vue pour des violences légères sur un policier, qu’elle avait tenté de frapper avec une poubelle sans l’atteindre. Le parquet la décrit comme « très agressive » et indique qu’elle avait encouragé les lycéens à ne pas obéir aux consignes des forces de l’ordre assurant le maintien de l’ordre devant l’établissement. Dans son sac, une cagoule à gaz et des lunettes de chantier ont été retrouvées, qu’elle a expliquées par la volonté de se protéger en cas de projection de spray au poivre. Sans antécédents judiciaires, elle s’est vu infliger une interdiction de six mois de paraître devant le lycée. Le parquet précise enfin que d’autres gardes à vue sont en cours à la suite des manifestations de mercredi matin.