En France, le prénom **Simone** — autrefois considéré comme démodé et associé aux générations passées — fait un retour remarqué, avec 85 bébés prénommés ainsi en 2025, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cela représente une hausse de 84 % des naissances portant ce prénom en l’espace de cinq ans. Ce regain s’inscrit dans une tendance plus large où les parents optent pour des prénoms vintage, porteurs d’un héritage historique et d’une touche d’originalité. D’après le fichier des prénoms de l’Insee pour 2026, **Simone** se classait au 550ᵉ rang en 2025, avec 85 naissances. Le prénom avait atteint un point bas, avec seulement sept naissances en 2015 et douze en 2000. L’Insee considère comme rares les prénoms attribués à moins de trois nouveau-nés par an, et **Simone** frôlait ce seuil avant son retour en grâce. Le prénom **Simone** avait connu son apogée dans les années 1920, avec 7 374 naissances en 1924 et 7 185 en 1925. Introduit au XIXᵉ siècle parmi les familles aisées, il s’était ensuite démocratisé. Cependant, sa popularité s’est effritée à partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle, le reléguant au rang de choix rare pour les nouveau-nés. Cette remontée récente de **Simone** illustre un changement culturel plus large, marqué par une préférence pour les prénoms chargés de nostalgie et de sens historique. Les parents recherchent de plus en plus des prénoms qui sortent de l’ordinaire tout en ayant une histoire riche, et **Simone** est désormais perçu comme un choix à la fois élégant et porteur de sens pour les nouvelles générations.