La minijupe, autrefois symbole de rébellion, est devenue un incontournable intemporel de la mode, présentée à la Semaine de la mode de Paris 2026-2027 par les plus grands créateurs.
Les origines de la minijupe
La minijupe, vêtement à l'histoire riche et controversée, est née en 1962 lorsque la créatrice londonienne Mary Quant présenta ses premières jupes courtes dans sa boutique de King's Road, Bazaar. Quant expliquait sa démarche par le désir de créer des vêtements qui permettraient aux femmes de « bouger, sauter, vivre pleinement ».La réaction du public face à la minijupe
À l'époque, le fait de montrer ses jambes en public était source de polémique, et certains hommes réagissaient vivement. Selon l'autobiographie de Quant, Quant by Quant, des hommes de la City coiffés de hauts-de-forme frappaient, dit-on, les vitrines des magasins avec leurs parapluies en criant « Immoral ! » et « Dégoûtant ! » à la vue de minijupes portées avec des collants. Coco Chanel aurait, quant à elle, jugé « indécent » de « montrer ses genoux ».La minijupe, symbole culturel
La minijupe est devenue l'emblème du mouvement Swinging London et s'est rapidement répandue dans toute l'Europe. Au milieu des années 1960, le créateur français André Courrèges contribua à la populariser davantage avec sa collection printemps-été 1965, dans laquelle figuraient des minijupes colorées en vinyle à coupe trapèze. Ces modèles furent décrits comme « résolument plus futuristes » et « tout aussi scandaleux », mais ils connurent un grand succès auprès des icônes de mode de l'époque, parmi lesquelles Françoise Hardy, Catherine Deneuve, Twiggy et Verushka.Les interprétations contemporaines de la minijupe
Ces dernières années, la minijupe est devenue un basique polyvalent de la mode, adapté à des occasions et à des styles variés. Lors de la Fashion Week de Paris automne-hiver 2026-2027, quatre silhouettes distinctes de minijupe ont été repérées, preuve de sa pertinence persistante. Des créateurs comme Alexander McQueen, Celine, Hermès et Dior ont proposé diverses interprétations du vêtement. McQueen a présenté un look « entièrement noir », avec une minijupe en cuir brillant associée à un perfecto et à des bottines à talons. Michael Rider, directeur artistique de Celine, s'est inspiré des silhouettes BCBG et a proposé une version plus sobre de la minijupe, avec des collants opaques et une veste cape. Hermès a rendu hommage aux origines de la minijupe en l'associant à un col roulé et à des collants de couleur. Dior a quant à lui démontré la polyvalence du vêtement en soirée, en le combinant avec une veste Bar de style formel et des talons hauts.