À Asia Now 2026 à Paris, de jeunes artistes asiatiques ont présenté des œuvres mêlant technologie, tradition et rébellion, témoignant de l'intérêt international croissant pour leurs visions créatives.
Des artistes asiatiques à l'honneur lors d'un événement parisien
Pendant la semaine consacrée à l'art contemporain à Paris, à la mi-octobre, de jeunes artistes asiatiques ont participé au salon Asia Now 2026, qui s'est tenu du 20 au 24 octobre à la Monnaie de Paris. L'événement a présenté une série de peintures et d'œuvres, avec un accent marqué sur l'art figuratif, inspiré du quotidien et qui réinvente souvent la réalité à travers le prisme de la technologie et des choix de matériaux.Thèmes et styles de l'art figuratif
Les œuvres exposées lors du salon impliquaient souvent de subtiles modifications de la réalité, telles que la déformation ou le réassemblage, et portaient parfois un esprit rebelle. Ces pièces traduisent l'engagement des artistes envers le monde qui les entoure : en s'appuyant sur leur familiarité avec les outils et les matériaux modernes, ils remodèlent leur environnement pour en faire des récits visuels.Le rôle de la galerie Studio + Gallery
Céline Zhuang, fondatrice de la galerie Studio + Gallery, basée à Shanghai, a souligné que cette galerie soutient depuis dix ans les artistes chinois à leurs débuts. Elle a insisté sur les efforts de la galerie pour accroître la reconnaissance internationale de ses artistes, notant que si les artistes chinois bénéficient de meilleures conditions de travail et de collectionneurs plus accompagnants, la conquête d'une attention mondiale reste un défi.Les peintres chinois présentés
Zhuang a présenté trois peintres chinois : Zhang Yangbiao, Jiang Lining et Liu Jiadong. Les natures mortes hyperréalistes de Zhang Yangbiao utilisent la peinture en bombe pour inviter le spectateur à se concentrer sur le présent. Jiang Lining transforme des photos du quotidien en peintures en noir et blanc, offrant de nouvelles perspectives sur le familier. Le travail de Liu Jiadong repose sur l'expérience personnelle et utilise des images fragmentées pour exprimer des émotions et des souvenirs complexes.La sculpture symbolique d'Ou Ming
Ou Ming, sculpteur et céramiste, a exposé une sculpture en céramique et en plâtre intitulée Aesch. L'œuvre utilise l'eau comme médium pour symboliser le changement et le vieillissement. Au fur et à mesure que le plâtre absorbe et restitue l'eau, la couleur de la sculpture évolue, reflétant la transformation continue de la vie.Artistes coréens et taïwanais à la galerie PJ
La galerie PJ, fondée par la Coréenne Jisun Son, a présenté l'artiste taïwanaise Una Ursprung, dont le travail explore la maternité à travers la métaphore de la forêt. La galerie a également exposé le Japonais Shinpei Okawa, connu pour son style réaliste et surréaliste, qui recourt souvent à des compositions en diptyque pour créer des récits en couches.Artistes d'Asie du Sud-Est à la galerie Bao
La galerie Bao, fondée par la commissaire d'exposition vietnamienne Lê Thiên-Bao, a présenté des artistes d'Asie du Sud-Est. Pink Bird de Do Hoang Tuong mêle éléments figuratifs et abstraits, tandis que Trong Gia Nguyen transcrit des livres sur des grains de riz afin de préserver la mémoire. Les pièces en céramique de Nguyen Duy Manh examinent les liens historiques et culturels entre la Chine et le Vietnam, et l'œuvre de Richie Nath explore les mythologies et l'identité personnelle.Une demande internationale pour l'art asiatique
La galerie JD Malat, basée à Dubaï, a souligné l'intérêt croissant des collectionneurs internationaux pour les artistes asiatiques. La galerie a présenté le Japonais Mayasoshi Nojo, connu pour ses paysages doux et poétiques, ainsi que la Vietnamienne Sophie-Yen Bretez, dont le travail reflète son histoire personnelle et son identité culturelle.Des artistes émergents à la galerie Artenae
La galerie Artenae, fondée par Noée Borey et Charlotte de Poncheville, a présenté des artistes émergents, dont la Japonaise Eri Maeda. Ses sculptures remettent en question les normes sociales au Japon, abordant les thèmes du genre et de l'identité à travers des formes audacieuses et non conventionnelles.Une galerie de longue date met en avant une artiste coréenne
La galerie Françoise Livinec, active depuis 20 ans, a présenté la Coréenne Kwon In-kyung. Son travail explore les intérieurs des villes coréennes et le monde psychique, en utilisant des images superposées pour évoquer des paysages émotionnels complexes.Une galerie de Singapour présente un maître coréen
La galerie The Columns, à Singapour, a présenté le maître coréen Kim Kang Yong, connu pour sa technique singulière mêlant sable et peinture en trompe-l'œil. Son travail interroge les frontières entre réalité et image, créant des illusions qui remettent en question la perception du spectateur de ce qui est réel.