Le Canada rejoint l'initiative EuroHPC

Le Canada a rejoint l'initiative EuroHPC et devient le 39e État participant. Ce programme dirigé par l'Union européenne permet aux États membres et aux partenaires de financer conjointement des superordinateurs et de partager l'accès à ces machines, avec un budget total de 8,2 milliards d'euros.

Accès à des ressources de calcul avancées

Les chercheurs et les jeunes pousses canadiens ont désormais accès à Jupiter, un puissant superordinateur situé en Allemagne, ainsi qu'à d'autres superordinateurs financés par l'Union européenne. Jupiter est le premier superordinateur exaflopique d'Europe, capable d'effectuer un milliard de milliards d'opérations par seconde.

Développement stratégique de l'IA

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, souhaite relier cette puissance de calcul à l'industrie canadienne de l'IA afin de créer des systèmes d'intelligence artificielle compétitifs et sûrs. Cette collaboration est perçue comme un moyen de renforcer les capacités canadiennes en matière d'IA et de réduire la dépendance à l'égard d'infrastructures étrangères.

Ambitions canadiennes en matière de superordinateurs

Le Canada construit également son premier superordinateur public consacré à l'IA, doté d'un financement de 890 millions de dollars canadiens. Le gouvernement prévoit de choisir l'organisme responsable du projet d'ici le début de 2027 et pourrait intégrer la machine au réseau européen une fois celle-ci opérationnelle.

Expansion de l'infrastructure européenne d'IA

L'Union européenne a chargé EuroHPC de construire sept « gigafactories » dédiées à l'IA, avec pour objectif de réunir 30 milliards d'euros, principalement auprès d'investisseurs privés. Ces centres de données de très grande envergure seront accessibles aux utilisateurs de tous les États participants, y compris le Canada.

Efforts de gouvernance mondiale de l'IA

Ottawa et Bruxelles travaillent à influencer les règles internationales en matière d'IA. Le Canada a proposé la création d'un conseil international, semblable au Conseil de stabilité financière, chargé de réglementer les principaux modèles d'IA et de protéger les infrastructures critiques. L'UE a commencé à appliquer sa loi sur l'IA, mais la réglementation internationale reste insuffisante.

Collaboration technologique canadienne

Le premier jour d'un récent sommet, Ottawa a annoncé sa participation à Cohere, une entreprise d'IA basée à Toronto. Cohere a récemment conclu un accord d'acquisition avec son concurrent allemand Aleph Alpha, dans le but de proposer une solution de rechange aux géants américains de la technologie.

Infrastructure transatlantique de données

Ottawa et Bruxelles ont entrepris de planifier un câble de données transatlantique direct afin de réduire la dépendance du Canada aux États-Unis pour le trafic internet. Actuellement, environ 80 % du trafic internet canadien transite par les États-Unis, ce qui rend nécessaire la mise en place d'une infrastructure plus indépendante.