PLe pape Léon XIV se rendra en France du vendredi 25 septembre au lundi 28 septembre, marquant son cinquième voyage apostolique depuis son élection en mai 2025. Ce déplacement, placé sous le motto « Pour que le monde ait la vie », allie objectifs spirituels et diplomatiques. Le périple débute à Paris, où le souverain pontife sera reçu au palais de l’Élysée par le président français Emmanuel Macron. Il se rendra ensuite au siège de l’UNESCO et assistera aux vêpres — prière du soir chrétienne — à Notre-Dame de Paris, en compagnie du clergé et des séminaristes. Plus tard dans la soirée, il s’adressera à 80 000 jeunes réunis au Stade de France, créant un contraste saisissant entre l’ambiance et le public.
Samedi 26 septembre, une grande messe sera célébrée place de la Concorde et sur les Champs-Élysées, avec une affluence attendue de plus de 600 000 personnes. Si ce chiffre se confirme, il dépassera largement les prévisions et nécessitera un renforcement des mesures de sécurité. Si Emmanuel Macron accueillera le pape à l’Élysée, il ne participera à aucun des autres événements religieux, une différence notable par rapport à 2023, lorsque lui et son épouse, Brigitte Macron, avaient assisté à une messe donnée par le pape François à Marseille. Cette fois, seules Brigitte Macron et le Premier ministre Sébastien Lecornu seront présents lors des cérémonies.
Dimanche 27 septembre, le pape Léon XIV se rendra à Lourdes, lieu de pèlerinage du sud de la France, où il priera à la grotte de Massabielle et célébrera une messe sur la Prairie du sanctuaire. Il rencontrera également en privé sept personnes ayant été victimes de violences sexuelles au sein de l’Église. Cependant, l’Institut national indépendant de reconnaissance et de réparation (Inirr), qui soutient les victimes de tels abus, a souligné que le pape avait « manqué » une rencontre prévue avec plusieurs associations. Marie Derain de Vaucresson, représentante de l’Inirr, a expliqué que si des entretiens individuels peuvent être significatifs, une déclaration plus large aurait pu être appropriée au vu de la gravité du sujet. Une quarantaine d’associations avaient sollicité une audience, mais aucune n’a été accordée. En 2021, l’Église de France avait reconnu sa « responsabilité institutionnelle » dans les abus passés, et l’Inirr avait été créé cette même année pour accompagner les victimes. Depuis, il a été remplacé par un nouveau mécanisme que certains groupes de victimes regardent avec scepticisme.
Le voyage prend une dimension symbolique à Metz, où le pape conclura sa visite. Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France (CEF), a expliqué au Figaro que le choix de Metz, plutôt que Strasbourg, était intentionnel. Le pape souhaitait s’adresser aux peuples d’Europe depuis « les sources de leurs intuitions fondatrices », en référence à Robert Schuman, figure majeure de l’unification européenne, actuellement en cours de béatification. Metz, ville marquée par l’histoire des conflits et des réconciliations, incarne cette vision d’unité. Avant une messe pour la paix à la cathédrale Saint-Étienne, le pape Léon XIV participera à une rencontre interreligieuse au Centre congressiste Robert Schuman, où six responsables religieux de différentes confessions signeront avec lui une déclaration commune. Il prononcera ensuite un discours devant les dirigeants européens sur la paix et l’avenir de l’Europe, insistant sur l’importance du dialogue entre les religions et les nations. Le choix de Metz pour cet événement souligne la volonté du pape d’adresser à la France et à l’Europe un message qui dépasse le seul catholicisme.
Le pape Léon XIV en visite de trois jours en France axée sur la spiritualité, la diplomatie et le dialogue interreligieux
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Saphirnews
- 🇫🇷Têtu
- 🇫🇷Aleteia



