Un nouveau traitement potentiel contre l’endométriose, une maladie chronique souvent douloureuse qui touche environ 190 millions de personnes dans le monde, suscite un espoir précoce, selon un rapport publié dans Nature. Le journal scientifique britannique met en lumière une étude parue en août dans Advanced Healthcare Materials, qui a exploré l’utilisation d’un médicament appelé niclosamide. Habituellement prescrit pour traiter les infections par le ver solitaire, la niclosamide agit en empêchant le parasite d’absorber le glucose, une source d’énergie essentielle. Dans cette étude, les chercheurs ont examiné comment la niclosamide pourrait cibler les tissus utérins anormaux qui se forment dans des zones où ils ne devraient pas se trouver, une caractéristique de l’endométriose.
En 2016, la même équipe de recherche avait déjà découvert que les propriétés anti-inflammatoires de la niclosamide aidaient à réduire la croissance des tissus endométriaux chez la souris. Plus récemment, ils ont identifié que certaines cellules immunitaires impliquées dans l’endométriose possèdent un type de récepteur appelé récepteur du folate. En s’appuyant sur cette découverte, les chercheurs ont modifié la niclosamide pour la rendre plus spécifique à l’endométriose en l’associant à l’acide folique, qui se lie à ces récepteurs. Dans leurs expériences, les souris traitées avec ce médicament modifié ont développé moins de lésions et celles-ci étaient de plus petite taille par rapport à un groupe témoin. Le médicament est également resté dans les cellules pendant au moins deux semaines, suggérant un effet prolongé.
Elise Courtois, spécialiste en biologie moléculaire au Jackson Laboratory à Farmington, dans le Connecticut, qui n’a pas participé à l’étude, a qualifié ces travaux de « très encourageants pour les premiers pas vers des traitements non chirurgicaux et non hormonaux » de l’endométriose. Bien que les résultats soient prometteurs, la recherche en est encore à ses débuts et n’a pas encore atteint le stade des essais cliniques sur l’humain. Kanako Hayashi, biologiste de la reproduction à l’université d’État de Washington et auteure principale de l’étude, a confié à Nature avoir déjà reçu « des tonnes d’e-mails » de personnes atteintes d’endométriose souhaitant participer à de futurs essais. « Elles sont vraiment prêtes à tout pour améliorer leur état », a-t-elle souligné, mettant en avant la forte demande pour de nouveaux traitements efficaces.
L’endométriose est une maladie complexe et souvent mal comprise, qui peut provoquer de vives douleurs, des problèmes d’infertilité et d’autres complications de santé. Les traitements actuels reposent souvent sur la chirurgie ou l’hormonothérapie, qui peuvent entraîner des effets secondaires importants. Si cette nouvelle approche s’avère concluante lors des essais cliniques sur l’humain, elle pourrait offrir aux patientes une alternative plus sûre et plus ciblée. Les chercheurs prévoient désormais de mener d’autres études pour confirmer l’innocuité et l’efficacité du médicament avant d’envisager des essais cliniques.
Un nouveau traitement de l'endométriose donne des résultats prometteurs dans des études animales préliminaires
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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