Pour Stacey-Lee May, le spinning n’est pas simplement des pneus qui crissent, des moteurs qui rugissent ou des voitures qui dérapent de manière spectaculaire. C’est un langage qu’elle a appris à parler dès son plus jeune âge, bien avant de comprendre ce que cela signifiait de faire partie d’une culture aujourd’hui typique de l’Afrique du Sud. Pilote de spinning et cascadeuse automobile originaire d’Eldorado Park, un quartier de Soweto situé en banlieue de Johannesburg, cette jeune femme se décrit comme calme et réservée. Mais derrière le volant, elle révèle une autre facette de sa personnalité. Ce contraste reflète une caractéristique clé du spinning : cette discipline, qui semble très anarchique, relève en réalité de la maîtrise, de la précision et d’une fine compréhension du véhicule. Les premiers contacts de Stacey-Lee May avec le spinning remontent à son enfance. Chaque week-end de Pâques, entre 5 et 10 ans, ses parents l’emmenaient assister à des compétitions de spinning et de drift sur le circuit Monster Mob à Kimberley, au centre du pays. À l’époque, le spinning était illégal, mais cet événement annuel lui a offert un aperçu d’un monde qui deviendrait plus tard un élément central de sa vie. Fondé en 1985 sous le nom de Weekly Mail, le journal a été interdit trois ans plus tard par le régime d’apartheid en raison de ses critiques envers les autorités. Il a été relancé en 1993 par le quotidien britannique The Guardian. En 2024, le fonds d’investissement new-yorkais Media Development Investment Fund (MDIF), actionnaire majoritaire depuis 2017, a cédé sa participation au directeur général du Mail & Guardian ainsi qu’à son prédécesseur, qui était actionnaire minoritaire. Résolument ancré à gauche, l’hebdomadaire milite pour une Afrique du Sud plus tolérante. Réputé pour ses analyses, ses reportages et ses enquêtes, il figure parmi les meilleurs titres du continent africain.