Un nouveau barème salarial pour l’industrie du livre a été introduit le 7 septembre 2025, par un décret mettant à jour la convention collective nationale du secteur. Cette 18ᵉ révision de l’accord reflète deux hausses du salaire minimum intervenue en janvier et juin 2024. Le barème précédent était devenu obsolète peu après son entrée en vigueur, en raison de la hausse du salaire minimum au 1ᵉʳ janvier 2026. Le nouveau barème s’aligne désormais sur le salaire minimum actuel, qui s’élève à 1 867,02 euros brut par mois pour un temps plein à compter du 1ᵉʳ juin 2026. La révision a également modifié les minima de rémunération liés à l’ancienneté, aux salaires mensuels et annuels, s’appliquant à tous les salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise. Ce barème repose sur une durée hebdomadaire de travail de 35 heures. La nouvelle grille a été étendue à l’ensemble des employeurs et salariés couverts par la convention collective nationale, signée le 14 janvier 2000. Cette mise à jour était nécessaire pour garantir que les salaires minimaux des catégories E5 (1 802 euros) et E6 (1 817 euros) ne soient pas inférieurs au salaire minimum mensuel brut, désormais fixé à 1 823,03 euros. Les partenaires sociaux impliqués dans cette révision ont également pris en compte la hausse habituelle du salaire minimum, traditionnellement effective en juin.
Dans d’autres actualités du secteur, Laure Gallimard prend la tête de Gallimard Jeunesse avec une nouvelle équipe, incluant Céline Dehaine comme directrice générale et Thierry Laroche comme directeur éditorial. Les Éditions Vroum ont racheté les Éditions de l’Attente, une maison d’édition indépendante fondée à Bordeaux en 1992, spécialisée dans la littérature et la poésie contemporaines. Le nouvel acquéreur prévoit de conserver le nom et le siège en Nouvelle-Aquitaine, tout en annonçant un nouveau programme éditorial pour 2027. Par ailleurs, ediSens a repris les Éditions Marie Romaine, créées fin 2022, et intégrera une collection de « vraies histoires » à son catalogue, avec trois publications prévues d’ici la fin de l’année. L’éditeur californien Insight Editions a lancé Insight France, dirigé par Rodolphe Lachat et distribué par Hachette Livre, qui proposera des adaptations françaises du catalogue américain ainsi que des créations originales d’auteurs et d’artistes français.
Autres évolutions : Hachette Livre réorganise sa gouvernance internationale à partir de 2027, avec David Shelley qui prendra un nouveau rôle de Conseiller mondial et président exécutif de Hachette UK et Hachette Book Group. Katie Espiner et Ben Sevier seront respectivement à la tête des activités britanniques et américaines. Les Éditions du Félin lancent une nouvelle collection intitulée Spotlight le 16 octobre 2026, composée de courts livres aux chapitres autonomes, pouvant être lus dans n’importe quel ordre. Le premier volume, Spotlight sur le Moyen Âge, est signé par l’historien et romancier Laurent Decaux. Le Syndicat national de l’édition (SNE) a développé un outil baptisé Livrempreinte, qui permet aux éditeurs de calculer l’équilibre d’un tirage jusqu’à l’exemplaire individuel et d’anticiper différentes options avant impression. L’outil vise aussi à mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la production de livres.
Autres faits marquants : les Éditions Dangles célèbrent leur 100ᵉ anniversaire. Fondée en 1926 dans l’arrière-boutique d’une librairie parisienne, cette maison fait désormais partie du groupe Piktos Editorial. Editis a nommé Valentin Bouvet directeur des opérations, après avoir dirigé Lelivrescolaire.fr chez Hachette Livre. Le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien suscite un débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, des tests et comparaisons ayant été menés par Libération et franceinfo. Force ouvrière interpelle Editis et ses actionnaires sur le coût des trajets domicile-travail pour les salariés de Malesherbes et Tigery, proposant des solutions comme des cartes carburant TotalEnergies. L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a renouvelé son conseil d’administration pour 2026-2027, avec Geneviève Pigeon reconduite à la présidence. Le Prix Renaudot réapparaît 100 ans après sa création, avec la republication de l’œuvre du lauréat original, à la demande de ses petits-enfants. Jean Orizet, poète et cofondateur des éditions Cherche Midi, est décédé à 89 ans.
Parmi les parutions récentes : des ouvrages pour comprendre le métier de soigneur animalier, le retour de l’éditeur espagnol Grupo Planeta sur le marché français avec la création d’Éditions Planeta à Paris, dirigée par Claire Do Sêrro, dont les premiers titres seront disponibles en août 2027. Glénat lance « Glénat Signature » pour attirer les entreprises et les marques, avec des livres personnalisés à destination des professionnels. Le Ciclic Centre-Val de Loire a nommé Annaïck Le Ru à sa direction générale, succédant à Philippe Germain. Après 37 ans passés chez Dargaud, François Le Bescond s’apprête à quitter la maison, laissant la direction éditoriale à Pauline Mermet. Zulma lancera sa première collection de papeterie le 1ᵉʳ octobre 2026, composée de carnets reprenant plusieurs de ses couvertures. Alain Névant, figure majeure de l’émergence du genre fantasy en France, revient via les éditions Delnoch. François Maspero, éditeur ayant publié des ouvrages que les Français voulaient faire interdire, s’est éteint. Albin Michel réorganise sa direction commerciale avec trois mouvements effectifs depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, Daphné Esménard prenant les rênes. Antoine Bellier a été élu président du groupe Religion du Syndicat national de l’édition (SNE), succédant à Jonathan Boulet. Gründ Jeunesse généralise l’USB-C pour ses livres sonores jeunesse.
Maggie Doyle, qui a dirigé la littérature étrangère des Éditions Robert Laffont pendant plus de vingt ans, est décédée début septembre. Nicolas Ducos prend la direction générale de Vega, coentreprise de Kadokawa et Média-Participations. Windows on Christmas est une anthologie de 24 nouvelles courtes, écrites par 24 auteurs mais créées par 28 bénévoles de l’association littéraire Humain.e.s de Lettres, une partie des profits de la campagne Ulule étant reversée à l’association SOS Préma. Chez Editis, le grand « rangement » se poursuit, avec Télémaque retrouvant son indépendance. Une bibliothèque en Louisiane organise un « zoo de livres » avec des ouvrages rares. The Lamp-Post, une librairie anglophone, ouvrira prochainement à Paris. Au Yémen, le livre résiste à la guerre, aux coûts d’impression et à la piraterie. Emma Tesson a rejoint l’équipe de Livre et lecture en Bretagne. L’association Lire et faire lire relance ses bénévoles, avec un focus sur les sciences. Ultimate Fight, roman de Nicolas Zago, a atteint 129 % de son objectif de financement en trois jours. Le Joli Moi de Mai, de François Betz, propose de raconter Mai 68 à la génération Z. Aux États-Unis, huit librairies indépendantes ont saisi l’American Booksellers Association (ABA) pour exprimer leurs craintes face à un mémorandum présidentiel sur le terrorisme interne et la violence politique. En Argentine, les librairies sont en « état d’urgence » après une chute de 41,5 % de leur chiffre d’affaires. La Commission d’enrichissement de la langue française propose un équivalent en français, le nominite, pour remplacer le name dropping. Les négociations de la branche librairie sont au point mort, la Direction générale du travail étant saisie. Si loin si proche, Pamir est un livre où photographies et poèmes dessinent une traversée sensible d’un territoire contraint. De Saxus (Eilean Books) est sur le point d’être racheté par Hachette Livre, Média-Participations et Editis. Un manuscrit éthiopien impérial réapparaît après 160 ans. Quand Fontenelle rencontre la NASA, les éditions Invenit rééditent Entretiens sur la pluralité des mondes de Fontenelle. Janine Boissard, grande figure de la littérature populaire française, s’est éteinte à 93 ans. La Cour de cassation a condamné les éditions Allary pour avoir rémunéré une directrice de collection en droits d’auteur. Au Brésil, éditeurs et libraires réclament une politique publique du livre. Peter May, auteur de la célèbre trilogie Lewis, est décédé à 74 ans. Petites histoires de guerre : la Première Guerre mondiale, de Mi-rage. En Normandie, la Direction régionale des affaires culturelles pourrait changer de directeur. Au Mexique, cinq réformes du livre sont demandées à la présidente Claudia Sheinbaum. En Argentine, la province de Córdoba commande 50 000 livres. En Écosse, 200 livres sterling pour les 18 ans, les librairies réclament leur part. Un éditeur séduit l’auto-édition en proposant 50 % de revenus aux auteurs. En Russie, jusqu’à 70 % des fonds municipaux pourraient être retirés de l’accès public. Les archéologues découvrent la « classe » où Aristote enseignait à Alexandre. Une librairie romantique de Lille exporte ses livres à Marseille. À La Rochelle, « la première librairie française spécialisée en romance anglophone » doit ouvrir prochainement. Le Prix Del Duca Jeunesse est décerné à l’association Dulala. Trois polars rares de Sergio Toppi sont réunis dans une édition limitée. Le Conseil de l’UE sanctionne Xenia Fedorova, une éditrice russe blanchie. Marvel en deuil : l’illustrateur Joshua Cassara s’est éteint à 46 ans. IA : la Cour des comptes presse le ministère de la Culture d’agir. Au Québec, les librairies se fracturent malgré la croissance du marché.
Une nouvelle grille salariale pour l'industrie de l'édition est mise en place après les ajustements du salaire minimum
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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