Une femme qui avait précédemment accusé le rappeur américain Jay-Z et le magnat du hip-hop P. Diddy d’avoir abusé d’elle sexuellement lors d’une fête en 2000, alors qu’elle avait 13 ans, a déclaré dans un document judiciaire examiné par l’AFP qu’elle avait menti. Dans ce document, enregistré le jeudi 24 septembre, elle affirme : « Shawn "Jay-Z" Carter ne m’a jamais violée. Je n’ai jamais rencontré ni parlé à M. Carter. » Elle ajoute que ses allégations selon lesquelles M. Carter et M. Combs (le vrai nom de P. Diddy) l’auraient violée en présence d’une troisième célébrité sont fausses, précisant qu’elle s’exprime « de son plein gré » et sans « aucune compensation ». Cette femme, dont l’identité reste anonyme, a expliqué avoir porté ces accusations à l’automne 2024 après qu’une publicité Facebook l’ait incitée à témoigner contre P. Diddy, ce qui a « ravivé des souvenirs d’un viol subi à 13 ans ». Elle a également indiqué ne pas se souvenir avoir autorisé le dépôt de sa plainte en décembre 2024, laquelle a été retirée en février 2025. Le document, partiellement caviardé, laisse supposer qu’elle souffre de troubles de santé mentale. Cette déclaration a été déposée par les avocats de Jay-Z, âgé de 56 ans et marié à la chanteuse Beyoncé, dans le cadre d’une action en justice intentée contre la plaignante et ses avocats. À la suite de sa rétractation, les représentants de l’artiste ont indiqué mettre fin aux poursuites engagées contre elle. P. Diddy, dont le vrai nom est Sean Combs, avait également 56 ans au moment des faits et a été condamné à plus de quatre ans de prison en octobre 2025, à l’issue d’un procès très médiatisé pour violences sexuelles commises contre certaines de ses ex-partenaires, dont la chanteuse Cassie, lors de « marathons sexuels ».