Les débuts de Marine Atlan
Diplômée de la Fémis en 2015, Marine Atlan présente son film de fin d'études, Les Amours vertes, au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, où il reçoit le Grand Prix des mains des réalisateurs Guillaume Brac et Leyla Bouzid. Ceux-ci l'encouragent à poursuivre dans la réalisation de films, un encouragement qui guidera sa carrière.Son travail de directrice de la photographie
Dans les années qui suivent, Atlan travaille comme directrice de la photographie sur plusieurs longs métrages, notamment Le Ravissement d'Iris Kaltenbäck, Les Reines du drame d'Alexis Langlois et L'Engloutie de Louise Hémon. Malgré cela, elle reste déterminée à réaliser son propre film.L'inspiration de La Gradiva
Le film La Gradiva d'Atlan s'inspire d'œuvres telles que Les Roseaux sauvages d'André Téchiné et Travolta et moi de Patricia Mazuy, qui, selon elle, ont « beaucoup compté ». Elle souhaite raconter une histoire sur la jeunesse, avec une approche cinématographique « libre et spontanée », des moyens réduits et des acteurs non professionnels.Recherches et préparation du film
Pour éviter une « vision fantasmée de la jeunesse », elle mène des entretiens avec une trentaine d'adolescents dans son ancien lycée de Montrouge, abordant des thèmes tels que la politique, la sexualité, l'écologie, l'école et l'avenir. Ces échanges l'aident à comprendre les « contradictions, les peurs... » des jeunes de 17 ans.Naples et le processus de casting
Atlan effectue également plusieurs voyages à Naples, d'abord seule, puis avec son équipe et une classe de lycée. Elle qualifie ce voyage de « décisif » pour saisir l'intensité des expériences vécues par les adolescents en peu de temps, avec notamment des « ruptures amicales, des larmes, d'immenses joies, de la liberté... ». Le casting des trois personnages principaux et des vingt élèves qui composent la classe prend plusieurs années, tout comme l'écriture et les répétitions. Le tournage a finalement lieu en Italie.Les défis de la mise en scène de La Gradiva
Atlan reconnaît qu'elle n'avait pas anticipé les difficultés logistiques, la complexité de diriger vingt personnes, ni la fatigue que cela impliquait. Elle affirme être « partie là-bas avec un fusil à fleurs », une expression qui traduit à la fois son manque de préparation et sa détermination.