Le congrès du Rassemblement national a été marqué par l'antisémitisme et l'hostilité envers la presse, avec des étudiants juifs et des journalistes agressés et expulsés.
L'antisémitisme au congrès du Rassemblement national
Lors de son congrès à Orléans les 24 et 25 octobre, le Rassemblement national (RN) a été confronté à des incidents liés à l'antisémitisme et à l'hostilité envers la presse. Le parti, dirigé par Marine Le Pen et Jordan Bardella, a fait l'objet de critiques concernant sa prétendue tolérance à l'égard de comportements antisémites.Banderole de l'UEJF arrachée par des militants d'extrême droite
L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a déployé une banderole lors de l'événement pour dénoncer les écrits antisémites de Bardella, mais elle a immédiatement été arrachée par des militants d'extrême droite. Cet acte d'agression a mis en lumière les tensions présentes lors du rassemblement.Vice-présidente de l'UEJF placée en garde à vue
Elise Hirsch, vice-présidente de l'UEJF, a été placée en garde à vue à la suite d'une action pacifique menée lors du congrès. Elle a dénoncé les violences subies par ses membres, soulignant l'environnement hostile auquel sont confrontés les étudiants juifs.Journalistes de Mediapart attaqués et expulsés
Quatre journalistes de Mediapart ont été attaqués et expulsés de la salle de réunion par le service de sécurité du RN pendant le congrès. Cet incident s'ajoute à une histoire d'hostilité présumée du RN envers la presse, Mediapart ayant régulièrement fait l'objet d'injonctions et de menaces de la part du parti depuis sa création.Contradiction avec la déclaration publique de Bardella
Malgré la promesse faite par Jordan Bardella aux journalistes plus tôt, lors de ses vœux à la presse du président du Rassemblement national en janvier 2025, selon laquelle il considérerait « toujours votre rôle comme essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie », les actions du RN pendant le congrès ont contredit cette déclaration.Violences contre des étudiants juifs et des journalistes
Lors du meeting de lancement de la campagne de Marine Le Pen, le 25 octobre, le service de sécurité du RN a expulsé avec violence des étudiants juifs venus dénoncer les écrits antisémites de Bardella. Un journaliste de Mediapart a également subi des violences physiques et racistes, ce qui souligne les tensions persistantes et les inquiétudes quant au comportement du RN.