La crise persistante à Gaza

Trois ans après l'agression présumée contre Gaza et un an après un prétendu cessez-le-feu, la situation dans la bande de Gaza reste tragique et dramatique. Plus de 2,3 millions de Palestiniens vivent dans des bâtiments à moitié détruits ou sous des tentes déchirées, souvent sur les ruines de leurs maisons, abandonnés par la communauté internationale.

Le bilan humain du conflit

Selon des chiffres préliminaires validés par des organisations internationales, le conflit a coûté la vie à 75 000 personnes, dont 22 000 enfants et 9 000 femmes, a fait 150 000 blessés et laisse 10 000 personnes toujours disparues sous les décombres. Depuis le cessez-le-feu, près de 1 600 décès supplémentaires et 6 000 blessures ont été recensés, les civils continuant d'être visés malgré les affirmations de précision.

Violences persistantes et victimes civiles

Si les bombardements sont moins intenses qu'auparavant, ils persistent et restent imprévisibles. Les forces d'occupation affirment viser des militants, des combattants et des responsables politiques, mais les civils en subissent inévitablement les conséquences. Des bombardements frappent des centres médicaux, des marchés et des habitations, tandis que la communauté internationale et les médias ignorent largement les souffrances qui se poursuivent.

Les conditions de vie à Gaza

Plus de 85 % de la population de Gaza vit désormais sous des tentes. Ceux qui en ont les moyens louent de petites chambres ou des appartements coûteux, qui sont eux aussi souvent visés. Le système de santé s'est effondré, quinze grands hôpitaux ayant été détruits. Il ne reste que quelques cliniques, fonctionnant avec des ressources minimales et sans accès à du matériel ou à des fournitures médicales.

Précarité économique et pénuries

Le seul point de passage partiellement ouvert vers Gaza, Kerem Shalom, n'autorise que 150 à 200 camions par jour, transportant surtout des biens non essentiels comme des en-cas et des boissons. Les produits de première nécessité, tels que les fournitures médicales, la nourriture et le carburant, sont bloqués, ce qui fait grimper les prix. Une bouteille de gaz de 10 kg coûte désormais 400 euros, contre 40 euros avant le conflit. La rareté des médicaments, de l'eau, de l'électricité et de la nourriture rend la vie à Gaza extrêmement difficile.

Épreuves personnelles et problèmes de santé

L'auteure décrit ses propres difficultés de santé, notamment des problèmes aux genoux, des difficultés respiratoires et une prothèse dentaire défaillante. Les structures médicales font défaut, et le matériel et les fournitures essentiels ne peuvent pas entrer sur le territoire. L'auteure souligne également la longue attente pour l'évacuation des malades, seuls quelques-uns quittant chaque jour Gaza par le passage de Rafah.

Deuil et chagrin

L'auteure a perdu sa mère en septembre 2023, qui était une source de force et de conseil. Sa disparition a laissé un vide profond, et l'auteure décrit l'impact émotionnel de ce départ. Malgré la douleur, les dernières paroles de sa mère affirmaient l'espoir en l'avenir et la libération de la Palestine.

L'éducation comme résistance

Malgré la destruction de 320 écoles et de 15 universités, et la perte de 10 000 enseignants, l'éducation se poursuit dans 730 points éducatifs à travers Gaza. Le taux de scolarisation atteint environ 87 %, témoignant d'une résilience remarquable. L'éducation est devenue une forme de résistance non violente et un symbole d'espoir pour l'avenir, de nombreux cours se tenant désormais à distance.

Poursuivre la mission

L'auteure continue de gérer des centres éducatifs et d'apporter un soutien psychologique aux enfants. Grâce au soutien d'amis, elle a également réussi à employer dix diplômés français comme enseignants et animateurs. Malgré les épreuves, l'auteure reste engagée dans sa mission éducative et dans l'espoir d'un avenir meilleur.