La Banque mondiale a prédit que l’inflation en Afrique subsaharienne augmentera de deux points de pourcentage, atteignant 5,5 % en 2026, contre 3,7 % en 2025. Cette hausse est largement liée à la hausse des prix de l’énergie, elle-même provoquée par le conflit au Moyen-Orient et à l’intensification des tensions géopolitiques dans le monde. Bien que de nombreux gouvernements de la région aient pris des mesures pour maîtriser l’inflation, la hausse des prix des matières premières à l’échelle mondiale a influencé les prix à la consommation dans plus de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne. Beaucoup de ces nations dépendent fortement du pétrole et du gaz importés, et, par conséquent, les prix des carburants à la pompe ont augmenté de manière significative ces derniers mois.
Le rapport souligne que l’inflation a été particulièrement sévère dans les pays qui dépendent fortement des importations de biens de base et qui ont une capacité limitée à ajuster la valeur de leur monnaie. Toutefois, la Banque mondiale estime que l’inflation dans la région pourrait diminuer à moyen terme si les prix mondiaux des matières premières se stabilisent. Lundi, pour la première fois depuis le début du conflit en février, les exportations de pétrole des principaux pays producteurs — à l’exclusion de l’Iran — ont dépassé la moyenne d’avant-guerre, soit 18 millions de barils par jour. Cela laisse penser que l’offre mondiale pourrait revenir à des niveaux plus normaux.
La Banque mondiale met également en garde contre d’éventuels défis liés au climat, soulignant que le phénomène actuel d’El Niño pourrait perturber la production agricole et aggraver l’insécurité alimentaire. El Niño est un phénomène naturel qui se produit tous les deux à sept ans et qui implique le réchauffement des températures de surface de l’océan Pacifique, ce qui peut modifier les régimes météorologiques mondiaux, y compris le vent, la pression et les précipitations. Les scientifiques prévoient que le phénomène d’El Niño de cette année sera exceptionnellement intense, ce qui pourrait amplifier les effets du changement climatique déjà ressentis dans la région.
Malgré ces défis, la Banque mondiale s’attend à une légère augmentation de la croissance économique en Afrique subsaharienne, passant de 4,1 % en 2025 à 4,3 % en 2026. L’institution a relevé ses prévisions de croissance pour les trois quarts des pays de la région, y compris les grandes économies comme l’Angola, l’Éthiopie et le Nigeria. Ces révisions à la hausse s’expliquent par une activité économique accrue dans les pays exportateurs de pétrole et par des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à encourager la croissance du secteur privé.
La Banque mondiale anticipe une inflation et une croissance plus fortes en Afrique subsaharienne dans un contexte de tensions géopolitiques et climatiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



