Le ministre français de l'Éducation défend la plateforme Parcoursup, rejetant les appels à sa suppression et insistant sur la stabilité à l'approche de l'élection présidentielle.
Le ministre défend la plateforme Parcoursup
Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a confirmé mercredi 14 octobre, lors d'un entretien avec BFMTV-RMC, que des améliorations de la plateforme Parcoursup, un outil numérique utilisé pour les admissions dans l'enseignement supérieur en France, seront proposées par son collègue Philippe Baptiste, ministre chargé de l'Enseignement supérieur, d'ici la fin du mois d'octobre.Réformes à l'étude
Le Premier ministre a chargé Philippe Baptiste de proposer une série d'améliorations, de réflexions et de réformes concernant la plateforme. Édouard Geffray a souligné que toutes les évolutions possibles sont à l'étude, y compris des « ajustements, éventuellement substantiels », mais il a écarté la suppression complète de Parcoursup.Pas de suppression de Parcoursup
Édouard Geffray a explicitement exclu toute possibilité de supprimer la plateforme, déclarant : « Je ne sais pas ce qui serait mis à sa place si elle était supprimée. » Il a également précisé qu'il n'envisage pas de modifier le baccalauréat, le diplôme de fin d'études secondaires en France, à six mois d'une élection présidentielle, affirmant : « Je ne changerai pas le baccalauréat à six mois d'une élection présidentielle ; il faut arrêter de réformer en permanence. »Les objectifs de la plateforme
Selon Édouard Geffray, l'objectif principal de Parcoursup est de permettre aux élèves de poursuivre des études supérieures dans des établissements correspondant à leurs capacités et à leurs préférences, tout en favorisant la diversité sociale et géographique. Il a relevé que la plateforme a déjà atteint un niveau de mixité jamais observé auparavant.Retours du public sur la plateforme
Le ministre a indiqué que moins de 20 % des 90 000 contributions reçues par le gouvernement via une plateforme dédiée aux réclamations concernent Parcoursup. Il a également fermé la porte à une réforme du baccalauréat, estimant que les élèves ne doivent pas perdre la possibilité de choisir leur parcours scolaire en raison de problèmes d'organisation.Pas de réformes immédiates des emplois du temps scolaires
Concernant les emplois du temps scolaires et les remplacements, Édouard Geffray a déclaré qu'après un an en poste, les résultats commencent à apparaître. Il a indiqué qu'il examinerait la question afin de permettre au prochain ministre de prendre des décisions, mais a souligné qu'il n'annoncerait pas de réforme maintenant, car elle pourrait être annulée dans six mois. « Je n'y toucherai pas maintenant ; ce serait de la folie », a-t-il conclu.