L’auteur de Leurs enfants après eux s’est récemment confié à Les Inrocks, un magazine culturel français, au sujet de ses expériences des années 2000, période durant laquelle il fréquentait régulièrement des étudiants de l’École des Beaux-Arts de Nancy. Il a décrit Les Inrocks comme une « publication de référence, pointue, artistique, pionnière, distinctive, snob », et a souligné qu’elle était le guide culturel incontournable pour ces étudiants. Il a évoqué sa première rencontre avec le magazine dans des toilettes où s’entassaient d’anciens numéros, et où il avait cru apercevoir une couverture mettant en scène PJ Harvey, une musicienne britannique connue pour son style rock alternatif. L’auteur reconnaît que Les Inrocks est devenu depuis une institution culturelle. Il précise qu’il achète encore chaque été, pour ses vacances, le Spécial Sexe, ainsi que Fluide Glacial, un magazine français centré sur la sexualité et le genre, et Le Nouveau Détective, une publication humoristique et satirique autour du polar. Ces titres font partie de sa routine culturelle depuis des années. S’interrogeant sur l’idée de mener une bataille culturelle, l’auteur estime qu’elle ne doit pas reposer sur la « pédagogie de l’hype » opposée aux « beaufs » — terme familier désignant des individus issus de la classe moyenne perçus comme déconnectés — ni sur un sentiment de supériorité morale et culturelle. Il avance que la bataille culturelle remportée dans les années 1970 l’a été grâce à la sensibilité, à la promesse d’amplification et à un engagement plus profond et plus significatif avec la vie. Bien qu’il ignore ce qu’en pensait le philosophe italien Antonio Gramsci, il considère qu’une bataille culturelle se gagne aussi par la coolitude, en rendant à nouveau désirables et attractives les valeurs de gauche.