Un récent conseil municipal à Alès a suscité un débat sur la transparence budgétaire et la responsabilité publique, l'élu d'opposition Alexandre Belair critiquant les réponses du maire Christophe Rivenq.
Une conseillère municipale critique la transparence du maire
Alexandre Belair, conseiller de l'opposition du groupe Rassemblés pour Alès, a reproché au maire Christophe Rivenq de ne pas répondre à ses questions sur la situation du rond-point du quartier des Cévennes. Selon M. Belair, le maire a esquivé le sujet et n'a pas fourni de réponses claires, malgré ses demandes d'explications, de chiffres et de documents.Factures impayées et ventilation budgétaire
M. Belair a pris l'exemple de 120 000 euros de factures impayées évoquées en commission des finances pour dénoncer ce qu'il appelle un manque de transparence. Il a souligné qu'il avait été indiqué que 90 % de ces fonds étaient destinés à l'eau, sans qu'aucune ventilation détaillée ne soit fournie, alors que cet argent est public. Il a également exprimé ses inquiétudes face à « l'opacité » des dépenses et des décisions prises par la majorité.Budget supplémentaire et rémunération des agents
M. Belair a par ailleurs interrogé les 300 000 euros inscrits au budget supplémentaire pour la masse salariale annuelle de la commune. Il a relevé que la moitié de cette somme était destinée à une assurance décès, et le reste à des hausses de l'indice et des grades d'un agent municipal qui n'avaient pas été prévues auparavant. Selon lui, ces décisions manquent de clarté et d'une justification suffisante.Le maire défend sa méthode
Christophe Rivenq a défendu sa méthode, affirmant qu'il fournit toujours les documents demandés, et a accusé M. Belair d'« agitation politique ». Il assure avoir répondu à toutes les questions et suggère à son contradicteur de « mieux écouter ». M. Rivenq a également déclaré qu'il n'était pas tenu de débattre de sujets hors ordre du jour, ajoutant : « On ne va pas parler de sécurité le matin, à midi et le soir. »Appel à l'investissement et réunions de commissions
M. Belair a appelé à davantage d'investissements dans le quotidien et les rues d'Alès, notamment pour le désherbage, estimant que sans investissement, la ville s'enfoncerait. Il a également regretté le manque de réunions de diverses commissions municipales, à l'exception de celles consacrées aux citoyens et à la presse, en particulier la commission des travaux, qui concerne, selon lui, des centaines de milliers d'euros, voire davantage.Le maire justifie la fréquence des réunions
M. Rivenq a justifié la fréquence des réunions des commissions, expliquant qu'elles se réunissent lorsque les décisions du conseil municipal les concernent. Il a précisé que les votes avaient surtout porté sur l'urbanisme et les finances, et qu'il était donc logique que ces commissions se soient réunies trois fois chacune, et pas forcément les autres.