L'inaction climatique liée à des freins psychologiques

Dans son livre Les Pingouins ne sauveront pas la banquise (JC Lattès, 2026), Mélusine Boon-Falleur soutient que l'inaction climatique tient avant tout à des freins psychologiques, et propose des solutions à la fois individuelles et collectives.

Reformuler les données climatiques pour les rendre concrètes

Le livre suggère de présenter les données climatiques en termes plus parlants. Par exemple, plutôt que de citer le total de 350 millions de tonnes émises chaque année en France, il propose d'indiquer qu'un Français émet dix tonnes de CO2 par an et devra descendre à deux tonnes d'ici 2050.

Privilégier les enjeux concrets pour éviter la résignation

La démarche met l'accent sur des enjeux concrets, comme l'adaptation des écoles aux canicules, afin de montrer que l'action peut être efficace et d'éviter la résignation.

Adapter les messages aux valeurs du public

Le livre recommande également d'adapter les messages aux valeurs de chaque public : la bienveillance et l'universalisme pour les écologistes, par exemple, ou le patrimoine forestier pour les personnes attachées à la tradition, et la santé publique pour celles qui sont préoccupées par la sécurité.

Écouter plutôt que confronter

Il suggère que l'écoute est plus efficace que la confrontation pour susciter une prise de conscience écologique.

Rendre l'écologie accessible par l'action

Le livre plaide pour rendre l'écologie accessible en facilitant les bons gestes, comme la simplification des démarches pour installer des panneaux solaires, et en compliquant les mauvais, comme l'obligation de demander un ticket de caisse imprimé.

Le changement comme occasion de modifier ses habitudes

Il souligne aussi qu'un déménagement ou un changement de situation peut être l'occasion de modifier ses habitudes.

Sortir de la compétition des statuts

Le livre encourage à sortir de la compétition des statuts, rappelant que philosophes et religions prônent depuis longtemps la sobriété comme chemin vers l'épanouissement individuel et collectif.

Coopérer plutôt que craindre d'être laissé pour compte

Il affirme que limiter les achats ostentatoires ou superflus profite à la fois aux individus et à la planète. Le livre insiste sur la nécessité d'une coopération entre citoyens et entre États, et met en garde contre l'attente que les autres agissent, par crainte d'être le dindon de la transition écologique.

Un appel à l'action sous forme de maxime philosophique

Le livre se conclut par une maxime attribuée à Luther : « Si l'on m'annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. » Louise Laïdi, consultante en finance durable, est citée en lien avec le livre.