Un pirate affirme avoir dérobé des données de trois partis politiques français, mais certains nient la fuite, affirmant que les informations étaient déjà publiques.
Un pirate informatique revendique une fuite de données de trois partis français
Un pirate se faisant appeler ChimeraZ affirme avoir attaqué et récupéré des données de trois partis politiques français pendant le week-end du 23 au 25 octobre. Le Parti communiste français (PCF), La France insoumise (LFI) et Renaissance seraient concernés, bien que les deux derniers aient démenti toute nouvelle intrusion.Les partis réagissent aux accusations de vol de données
Le Parti communiste français (PCF) a confirmé avoir été alerté par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et avoir pris des mesures pour sécuriser ses systèmes. Le parti indique que les données divulguées comprennent des informations sur ses adhérents et sympathisants, telles que leurs opinions politiques, mais aucune coordonnée bancaire. Il prévoit de déposer plainte.Détails des données divulguées
Le pirate affirme avoir obtenu des données concernant 190 000 personnes, dont les noms, adresses, adresses électroniques et numéros de téléphone. Toutefois, les victimes n'ont pas confirmé l'ampleur exacte de la fuite, ce qui rend difficile l'évaluation du volume réel de données divulguées par le PCF et lors des attaques précédentes. Les pirates combinent souvent des données provenant de plusieurs sources afin de gonfler leurs revendications.LFI et Renaissance démentent toute fuite
ChimeraZ affirme avoir obtenu 1,2 million de lignes de données concernant des militants de LFI et 4,1 millions concernant Renaissance. Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a déclaré que le parti avait vérifié qu'aucune donnée personnelle, au-delà des informations accessibles au public, n'avait été divulguée. La direction de Renaissance a également nié toute fuite, affirmant que les données en question étaient publiques ou accessibles via leur plateforme.Fuites antérieures et sources des données
LFI avait déjà subi une fuite de données en mai, depuis son réseau social, Action populaire. Selon les informations actuellement disponibles, les données qui circulent en ligne pourraient comprendre des numéros de téléphone et des adresses électroniques de militants, mais il n'est pas certain qu'elles proviennent d'une source unique ou qu'elles résultent de l'agrégation de plusieurs fuites. Les données concernent également des opérations de porte-à-porte en vue des prochaines élections.Site des Républicains défiguré
Sans lien avec les fuites de données, le site internet du parti Les Républicains a été défiguré le 16 octobre. La page d'accueil a été modifiée pour afficher des revendications en faveur d'une manifestation, ainsi que des insultes à l'encontre des membres du parti. Les assaillants affirmaient avoir récupéré des données internes, mais des membres du parti ont démenti cette affirmation auprès du Monde.