La Martinique fait face à des barrages routiers et des incendies dispersés alors que les manifestations contre le coût de la vie se poursuivent, avec un soutien limité et aucune pénurie majeure signalée.
Barrages routiers et incendies perturbent la Martinique
Un point de situation daté du 19 octobre 2026 signale que des barrages routiers et des feux de déchets ont été relevés dans plusieurs communes depuis dimanche soir, provoquant d'importantes perturbations dans toute la région.Principaux secteurs touchés à Fort-de-France
À Fort-de-France, les quartiers de Sainte-Thérèse et de Canal Alaric ont été particulièrement touchés, l'avenue Maurice-Bishop restant infranchissable par endroits et le trajet du TCSP étant obstrué.Difficultés de circulation au Lamentin
Au Lamentin, la circulation est difficile sur la rue Pelletier et au rond-point de l'Union, près de la Brasserie Lorraine, en raison de carcasses de véhicules, de palmiers coupés et d'objets déposés sur la chaussée, même si le passage reste possible dans certains secteurs.Blocage au Robert
Au Robert, le petit rond-point d'Océanis est bloqué par des membres du collectif sargasses, et de fortes ralentissements sont signalés entre Le Robert et Le Lamentin, le BHNS ne circulant pas en raison de l'impraticabilité des routes.Intervention des secours dans plusieurs communes
Plusieurs barrages apparus dans la nuit à Rivière-Salée, Sainte-Luce, Le Marin, Le Robert et La Trinité ont été éteints ou retirés par les services de secours et les forces de l'ordre, même si des véhicules ont également été incendiés au Robert.Le maire condamne les destructions
Le maire Félix Mérine a condamné ces destructions, affirmant qu'elles n'ont aucun lien avec la lutte contre la vie chère, et a insisté sur la nécessité de distinguer les actions des collectifs des actes de dégradation.Revendications et mobilisation du RPPRAC
Le RPPRAC juge insuffisante l'application du protocole contre la vie chère et exige désormais le départ du préfet ainsi que la démission du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de la Martinique, comme préalables à la reprise du dialogue.Soutiens limités et participation
La mobilisation bénéficie d'un soutien organisé mais limité, avec la participation des collectifs de défense des usagers de l'eau et du collectif sargasses du Robert, tandis que la CDMT appelle ses adhérents à se mobiliser sur leur lieu de travail.Impact limité sur l'éducation et le commerce
Plusieurs collèges et lycées ont organisé des cours à distance au cas par cas, et certaines entreprises ont fermé à titre préventif, même si aucune pénurie générale de carburant ou de produits alimentaires n'a été annoncée.Bilan du mouvement
Le mouvement est bien engagé, principalement sous la forme de barrages dispersés et de perturbations de la circulation. Le 19 octobre constitue un premier test du rapport de force recherché par le RPPRAC, et sa capacité à durer dépendra de son extension au-delà des points de blocage actuels.