La limitation de vitesse sur le viaduc de Millau a été abaissée à 110 km/h pour renforcer la sécurité, après que des automobilistes ont ralenti pour admirer son impressionnante structure.
Limitation de vitesse réduite pour la sécurité
La vitesse maximale sur le viaduc de Millau a été ramenée de 130 à 110 km/h en juin 2005, soit une baisse de 20 km/h par rapport au reste de l'autoroute. Cette mesure visait à remédier aux écarts de vitesse entre les véhicules, qui pouvaient créer des situations dangereuses pour les conducteurs.Des conducteurs qui ralentissaient pour observer
La réduction de vitesse a été mise en place après avoir constaté que les conducteurs ralentissaient nettement pour mieux admirer la structure du viaduc. Ce comportement présentait des risques, en raison de la grande variation des vitesses des véhicules sur le pont.Conception et ouverture du viaduc
Le viaduc de Millau, conçu par l'ingénieur Michel Virlogeux et l'architecte Norman Foster, a été inauguré le 14 décembre 2004 et ouvert à la circulation le 16 décembre 2004. C'est une prouesse d'ingénierie remarquable, d'une longueur de 2 460 mètres et d'une largeur de 32 mètres, avec 2 × 2 voies de circulation.Détails techniques de l'ouvrage
La structure comprend 7 piles, 154 câbles, et utilise 36 000 tonnes d'acier pour le tablier ainsi que 206 000 tonnes de béton. Le point culminant du viaduc atteint 343 mètres au sommet de la pile P2, qui mesure elle-même 245 mètres de haut. Le tablier suit un tracé courbe d'un rayon de 20 km et présente une pente de 3,025 %, ce qui crée une différence d'altitude d'environ 74 mètres entre ses extrémités nord et sud.Coût de construction et durée de vie
La construction du viaduc a coûté 400 millions d'euros, et l'ouvrage est garanti pour 120 ans. Le tracé courbe devait améliorer la visibilité et offrir une trajectoire plus précise aux véhicules, mais aucune explication officielle des concepteurs n'a été attribuée à ce choix particulier.Limitation actuelle et objectif
La limitation actuelle de 110 km/h reste en vigueur. Cette réduction vise à diminuer l'écart des vitesses sur le viaduc afin d'améliorer la sécurité de tous les conducteurs, et non à cibler des individus en particulier.