Longtemps éclipsé par des prénoms plus modernes, le prénom Henri fait un retour en douceur dans les tendances de nomination en France. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ce nom, autrefois très répandu au début du XXe siècle, avait presque disparu des registres de naissance à l’aube des années 2000. Pourtant, les données récentes révèlent une timide résurgence : 390 nouveau-nés ont été prénommés Henri en 2025, contre seulement 167 en 2009. Pendant des années, Henri a été perçu comme un prénom du passé, plus susceptible de figurer dans les arbres généalogiques que sur les actes de naissance. D’après l’Insee, il était très en vogue en 1920, avec 11 255 garçons prénommés Henri. Sa popularité n’a cessé de décliner au fil des décennies, atteignant un point bas en 2009. Depuis le début des années 2020, cependant, le prénom connaît un regain modéré, avec une hausse régulière de son utilisation parmi les jeunes parents. Henri est un prénom chargé d’histoire en France. D’origine royale, il dérive des noms germaniques Haimric et Heinrich et évoque une élégance classique. Son retour en grâce reflète l’intérêt croissant des jeunes parents pour les prénoms traditionnels, qui y voient un choix rare et raffiné. L’Insee le classe parmi les prénoms « intemporels » : s’il n’est plus dominant, il ne disparaît jamais totalement du paysage onomastique. D’après les données compilées par l’Insee à partir du Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), le prénom Henri a connu un effet yo-yo au cours du dernier siècle. Il a atteint son apogée en 1920, est resté populaire jusqu’aux années 1950, puis a décliné progressivement jusqu’en 2009. Depuis, la tendance s’est légèrement inversée, le nombre de naissances portant ce prénom passant de 320 en 2020 à 390 en 2025. Au cours du XXe siècle, 405 331 garçons ont été prénommés Henri en France, selon l’Insee. Entre 1946 et 2025, 69 063 personnes ont porté ce prénom, dont 69 027 garçons et 36 filles. En 2025, Henri se classe autour de la 150e position parmi les prénoms masculins en France – une place modeste, mais significative dans un paysage onomastique en pleine diversification, où le nombre de prénoms différents est passé de 8 007 en 1946 à 65 940 en 2025.