Le gouvernement portugais a approuvé une nouvelle réforme visant à accélérer les procédures d’expulsion des locataires qui ne paient pas leur loyer, dans le cadre de ses efforts pour faire face à la crise croissante du logement. Cette réforme, déjà adoptée en première lecture au Parlement, permet aux propriétaires de lancer une procédure d’expulsion après seulement deux mois de non-paiement, contre trois mois actuellement. Elle autorise également les propriétaires à exiger jusqu’à trois mois de loyer d’avance et supprime la limite des dépôts de garantie que les locataires peuvent être tenus de verser. Le texte a été adopté malgré l’opposition des partis de gauche, tandis que le parti d’extrême droite Chega a choisi de ne pas voter. Chega a depuis conclu un accord avec le parti du Premier ministre pour modifier la réforme avant son adoption définitive.
Selon les dernières données officielles, le loyer médian des nouveaux contrats de location au Portugal a augmenté de plus de 10 % au deuxième trimestre de cette année par rapport à la même période l’an dernier. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie gouvernementale plus large pour lutter contre la crise du logement, qui inclut également des avantages fiscaux pour les locataires et des règles plus strictes sur les achats immobiliers par des investisseurs étrangers.
Les associations de défense des locataires ont critiqué la réforme, estimant qu’elle pourrait rendre encore plus difficile la stabilité des personnes louant leur logement. En Espagne, une situation similaire avait suscité l’indignation publique lorsqu’une femme de 87 ans avait été expulsée de son domicile à Madrid. Son logement avait été acheté par une société immobilière souhaitant augmenter le loyer de 275 %. L’incident avait provoqué des manifestations dans plusieurs villes espagnoles, dont Madrid. Le gouvernement socialiste du Premier ministre Pedro Sánchez tente quant à lui d’adopter ses propres mesures pour répondre à la crise du logement.
Les défis liés au logement au Portugal et en Espagne illustrent la problématique plus large de la hausse des loyers et des difficultés rencontrées par les locataires dans la région. Si le gouvernement portugais estime que la nouvelle réforme contribuera à stabiliser le marché immobilier, ses détracteurs craignent qu’elle ne pénalise disproportionnellement les locataires vulnérables. Le débat sur les politiques du logement reste un enjeu politique et social majeur dans les deux pays.
Le Portugal approuve un processus d'expulsion accéléré pour les locataires ne payant pas leur loyer dans un contexte de crise du logement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



