L'Occitanie prévoit de consacrer 10 millions d'euros à l'adaptation des lycées aux canicules avant la rentrée 2027, en priorité aux salles d'examen du baccalauréat.
La Région débloque 10 millions d'euros pour adapter les lycées
La Région Occitanie prévoit d'affecter 10 millions d'euros supplémentaires à l'adaptation des lycées aux épisodes de chaleur extrême. Ces aménagements doivent être opérationnels avant le printemps 2027, avec une priorité donnée à l'amélioration des conditions dans les salles d'examen du baccalauréat.Un financement annoncé par la présidente socialiste
Carole Delga, présidente socialiste de la Région, proposera ce financement supplémentaire vendredi 16 octobre, en vue de la rentrée 2027. Cette décision intervient après que l'été 2026 a été enregistré comme le plus chaud depuis le début des relevés de Météo-France en 1900, un phénomène qui a touché plusieurs lycées.Des mesures pour réduire la température des salles de classe
Les 10 millions d'euros financeront différents aménagements, notamment l'installation de brasseurs d'air au plafond, de filtres et de protections solaires. Ces mesures devraient permettre de réduire les températures de trois à quatre degrés dans les zones concernées, même si la climatisation complète des bâtiments n'est pas prévue.Une enquête pour identifier les lycées concernés
La Région a lancé une enquête auprès des chefs d'établissement afin de repérer les secteurs les plus exposés et d'évaluer les besoins spécifiques. L'objectif est de finaliser les travaux avant le printemps 2027, en complément des investissements déjà réalisés dans la construction scolaire et la rénovation énergétique.Inquiétudes sur les financements et enjeux politiques
Carole Delga a critiqué l'État pour la baisse de 500 millions d'euros sur trois ans attribuée à la Région Occitanie, avertissant que de nouvelles coupes compliqueraient la lutte contre le changement climatique. Une bataille politique est en cours à l'Assemblée nationale au sujet du budget 2027, avec des conséquences potentielles de l'ordre d'un milliard d'euros pour les régions. Pour l'Occitanie, cela pourrait se traduire par une baisse de 100 à 200 millions d'euros.