Les centres de données de Yandex frappés par des drones ukrainiens

Du 8 au 11 octobre, trois des six principaux centres de données de Yandex en Russie ont été endommagés par des drones ukrainiens. L'attaque a perturbé un large éventail de services, dont les taxis, les paiements en ligne, le streaming et les outils d'intelligence artificielle, touchant le quotidien de nombreux Russes.

Une perturbation généralisée des services numériques

Les pannes ont touché presque tous les aspects de l'écosystème de Yandex, de la livraison de repas et des achats en ligne aux sites web et aux outils d'IA. Si certains services ont été rétablis, d'autres restent instables, et un retour à la normale complet pourrait prendre des mois. Les centres de données endommagés sont désormais considérés comme une faiblesse critique de l'infrastructure numérique russe.

Les conséquences économiques des pannes

Les perturbations ont entraîné des pertes financières importantes. Leonid Konik, du groupe ComNews, estime qu'une journée complète d'arrêt de Yandex pourrait coûter environ 4 milliards de roubles, soit plusieurs dizaines de millions d'euros. Les experts soulignent que même les pannes partielles ont affecté des milliards de roubles de transactions quotidiennes, en particulier dans les grandes villes, où Yandex assure la plupart des services numériques.

Inquiétudes sur les conséquences à long terme

Une source anonyme de T-Bank a averti que des pannes prolongées pourraient nuire aux travailleurs indépendants, comme les chauffeurs de taxi et les coursiers, qui dépendent de Yandex. Par ailleurs, des entreprises ont signalé des pertes liées à la perturbation des livraisons et au fonctionnement de leurs sites web, une marque de vêtements estimant une baisse de 20 % de son chiffre d'affaires attendu.

Poutine minimise les répercussions

Lors d'un discours devant des entrepreneurs russes, le 15 octobre, le président Vladimir Poutine a balayé les pannes, affirmant qu'elles étaient la conséquence des premières actions de l'Ukraine. Il a insisté sur les représailles de la Russie contre les infrastructures ukrainiennes et a exprimé son soutien à l'importation d'armes vers la Pologne, malgré des informations faisant état d'une hausse des violences dans ce pays.