Dans une interview accordée à France 24, Dacian Ciolos, ancien Premier ministre roumain et candidat à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a déclaré que son avenir « se trouve certainement en Afrique », sans pour autant s’y limiter. L’OIF est une organisation internationale qui promeut la langue française et la coopération culturelle entre ses États membres, dont beaucoup se trouvent en Afrique. Ciolos, qui a longtemps été impliqué dans la politique européenne, a souligné son souhait de « rendre la Francophonie plus utile » en renforçant le rôle de l’organisation dans les affaires mondiales et le développement régional. Ciolos a exprimé sa « grande confiance » dans les élections de novembre à venir, au cours desquelles il brigue la direction de l’OIF. Sa campagne s’est concentrée sur la modernisation de la structure de l’organisation et l’augmentation de sa pertinence dans un monde en rapide mutation. Il estime que l’OIF peut jouer un rôle plus actif dans la promotion de la paix, de l’éducation et du développement économique à travers ses pays membres. L’Afrique a depuis longtemps été une région clé pour l’OIF, de nombreux membres de l’organisation se trouvant sur le continent. Ciolos a mis en avant l’importance de renforcer les liens avec les nations africaines, où le français est largement parlé et où de nombreuses initiatives de l’OIF sont mises en œuvre. Il a également précisé que, si l’Afrique occupe une place centrale dans sa vision, son travail ne se limitera pas à ce continent. Les déclarations de Ciolos interviennent à un moment où l’OIF doit faire face à des défis pour maintenir son influence et sa pertinence. Avec l’évolution des dynamiques mondiales et l’émergence de nouveaux partenariats internationaux, Ciolos souhaite positionner l’OIF comme une organisation plus dynamique et efficace. Son élection en novembre pourrait marquer une nouvelle orientation pour l’organisation et son rôle futur dans la diplomatie internationale.