Le bar-tabac Le Cygne, situé à Nîmes, était sous redressement judiciaire depuis plusieurs mois avant que le tribunal de commerce n’ordonne sa liquidation judiciaire en septembre. L’établissement était fermé depuis mai, à la suite d’un contrôle mené par la gendarmerie du Gard, la force de police militaire locale. Lors de cette inspection, les gendarmes ont saisi 1 million d’euros en espèces, des montres de luxe et d’autres objets dissimulés parmi des cartons de cigarettes et d’alcool. Les deux commerçants propriétaires du bar ont été interpellés et placés en examen pour plusieurs chefs d’accusation, dont « détention de stupéfiants », « blanchiment aggravé » et « complicité de crimes financiers liés au trafic de drogue et à la fraude fiscale ». La gendarmerie du Gard enquêtait depuis plusieurs mois sur un réseau de trafic de stupéfiants, qu’elle a qualifié de type « Uber shit » — un terme désignant une forme spécifique d’activité illégale consistant à transporter des substances illicites à l’aide de véhicules, souvent avec l’aide de conducteurs ou de coursiers. L’enquête a conduit à l’arrestation des deux commerçants et à la décision judiciaire de fermer l’établissement. Cette fermeture est intervenue peu après les interpellations et les mises en examen. La liquidation judiciaire ordonnée par le tribunal de commerce marque la fin de Le Cygne en tant qu’établissement fonctionnel. La liquidation judiciaire est une procédure légale au cours de laquelle les actifs d’une entreprise sont vendus pour rembourser ses dettes, entraînant généralement la cessation de ses activités. Dans ce cas, la procédure a été engagée après la découverte d’activités illicites liées au bar. La gendarmerie poursuit ses investigations, et les deux commerçants restent en examen pour leur rôle présumé dans les opérations de trafic de drogue et de blanchiment d’argent. Cette affaire illustre l’intersection entre le commerce légal et les activités criminelles, notamment dans les entreprises manipulant à la fois le tabac et l’alcool, souvent ciblées par les réseaux de trafic de stupéfiants. La fermeture de Le Cygne rappelle les risques juridiques et financiers encourus par ces commerces lorsqu’ils sont impliqués dans des activités illégales. L’enquête en cours pourrait donner lieu à de nouvelles actions en justice contre les personnes concernées.