Le bénéfice net de BOA Niger a bondi de 121,88 % sur les neuf premiers mois de 2026, grâce à la baisse des charges et à une meilleure gestion des risques.
BOA Niger affiche une forte hausse de ses bénéfices
BOA Niger a annoncé une hausse significative de son résultat net pour les neuf premiers mois de 2026, à 6,29 milliards de francs CFA (10,6 millions de dollars), contre 2,84 milliards de francs CFA un an plus tôt, soit une progression de 121,88 %. Cette croissance est attribuée à une baisse des charges générales et du coût du risque, même si la progression des revenus reste plus modérée. Le produit net bancaire, principal indicateur de revenus de la banque, a augmenté de 7,9 % pour atteindre 16,86 milliards de francs CFA.La réduction des coûts porte les résultats
L'amélioration des performances est liée à des ressources moins coûteuses et à une baisse de 6,18 % des charges générales, ramenées à 8,37 milliards de francs CFA. La combinaison de revenus supplémentaires et de charges réduites a porté le résultat brut d'exploitation à 7,87 milliards de francs CFA, soit une hausse de 32,74 %. Le coût du risque a également diminué de 23,21 %, pour s'établir à 1,98 milliard de francs CFA, grâce à un recouvrement plus efficace des créances en souffrance et à une gestion plus prudente des risques.Impôts et écart de résultat se resserrent
Avant impôts, le résultat a progressé de 90 % pour atteindre 6,41 milliards de francs CFA. L'écart entre le résultat avant impôts et le résultat net est passé de 539 millions à 120,5 millions de francs CFA, soit environ 12 % de la hausse du bénéfice. Cette diminution explique en partie l'écart entre les deux taux de croissance, même si le rapport ne précise pas l'origine de l'impôt.Un redressement après une année difficile
Ce redressement fait suite à un exercice 2025 particulièrement difficile, au cours duquel BOA Niger n'a dégagé qu'un bénéfice de 409 millions de francs CFA, contre 5 milliards en 2024. Dans son rapport annuel d'activité, la banque a fait état d'une provision exceptionnelle supplémentaire de 4,8 milliards de francs CFA destinée à assainir son bilan. Son conseil d'administration a également évoqué des charges fiscales exceptionnelles et des dépréciations d'actifs non liés à l'exploitation.Premiers signes de reprise
La reprise était déjà perceptible au premier semestre 2026, avec une hausse du bénéfice de 43 %. Les revenus ont depuis accéléré : le seul produit net bancaire du troisième trimestre a progressé d'environ 18,2 % sur un an. Toutefois, le dernier trimestre sera déterminant, car le bénéfice enregistré au 30 septembre 2025 avait en grande partie été absorbé en fin d'année. Les résultats actuels traduisent une reprise, mais ne permettent pas encore de établir le bénéfice annuel ni de conclure à une baisse des taux proposés à la clientèle.