Attaque contre l’aéroport de Riyadh

Douze personnes ont été tuées et 309 autres blessées samedi 10 octobre 2026, à la suite d’un tir de missile contre l’aéroport de Riyadh, en Arabie saoudite. L’attaque, qui a frappé le principal aéroport de la capitale, est considérée comme l’une des plus meurtrières dans le pays depuis 2015.

Les Houthis lancent un avertissement

L’attaque a été attribuée aux Houthis, un groupe yéménite engagé depuis longtemps dans un conflit avec l’Arabie saoudite. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a mis en garde les compagnies aériennes de fret et commerciales, ainsi que leurs employés, travailleurs et voyageurs, contre l’utilisation des aéroports et de l’espace aérien saoudiens, sans pour autant revendiquer l’attaque.

Condamnations internationales

Les réactions internationales ont été rapides, avec des condamnations venues du secrétaire général des Nations unies, de l’Inde, de l’Union européenne, du Pakistan, de la Ligue arabe et d’autres. L’attaque contre l’aéroport de Riyadh est qualifiée par la BBC de « la plus meurtrière dans un État du Golfe depuis le début de la guerre en Iran ».

Bilan et implications

L’une des douze victimes est un citoyen américain. L’attaque, qui semble avoir facilement percé les défenses aériennes saoudiennes, est décrite comme un défi pour Riyadh. Elle a également provoqué « une indignation internationale », selon le quotidien saoudien anglophone Arab News.

Réaction des États-Unis et tensions régionales

Le président américain Donald Trump a qualifié l’attaque d*« inacceptable »* et a indiqué qu’il déciderait « très rapidement » si les États-Unis devaient se joindre aux frappes aériennes saoudiennes contre les Houthis. Le conflit s’inscrit de plus en plus dans la confrontation régionale plus large autour de l’Iran. Toute riposte saoudite contre les Houthis « augmentera les risques » encourus par le royaume, a-t-il ajouté.

Escalade du conflit

Le week-end dernier, alors que le gouvernement yéménite reconnu internationalement annonçait une nouvelle offensive contre les Houthis, l’Arabie saoudite avait « lancé une nouvelle campagne de bombardements contre les Houthis », selon le New York Times. L’attaque contre l’aéroport de Riyadh, avec son lourd bilan, illustre la tâche ardue qui incombe au prince héritier Mohammed ben Salmane : mettre fin aux attaques des Houthis tout en évitant une guerre prolongée susceptible de fragiliser son économie.