Nouvelle exposition à Paris

Le MAIF Social Club à Paris a ouvert une nouvelle exposition gratuite intitulée « Semons nos résistances », qui se tiendra du 17 octobre 2026 au 24 juillet 2027. L'exposition réunit des œuvres de quinze artistes contemporains, sélectionnées par AnneSophie Bérard et le MAIF Social Club, et explore les thèmes de la résistance, de l'union et des manières alternatives d'habiter la Terre.

La question centrale de l'exposition

L'exposition s'ouvre sur une question posée par l'artiste Nicolas Daubanes : « Qui est responsable du responsable ? » Cette question est affichée en noir sur un mur, au-dessus d'une traînée de poudre. L'équipe de commissariat indique que l'exposition répond aux « violences institutionnelles, économiques et environnementales » qui se traduisent par des ambitions de contrôle, d'exploitation et d'épuisement des corps, des territoires et des imaginaires.

Le premier chapitre s'intéresse aux temps sombres

Le premier chapitre, « Traverser les temps sombres », comprend des œuvres de Nicolas Daubanes, ainsi que deux personnages de Mark Jenkins repliés sur eux-mêmes, la tête cachée sous leurs cheveux ou dans leur capuche, comme accablés par la tristesse. Un ciel dessiné à la mine de graphite par François Réau semble relier leur mélancolie à l'état du monde, rappelant au visiteur qu'on ne peut pas vivre sans prendre en compte les enjeux écologiques.

Le deuxième chapitre met en lumière la désobéissance

Le deuxième chapitre, « L'art de désobéir », présente les mains tendues de Célia Cassaï ainsi que des photographies de Cha Gonzalez qui évoquent des moments de fête, ouvrant la possibilité de s'évader du monde pour mieux se retrouver ensemble. La joie communicative des bannières colorées de Zoé Saudrais est également mise en avant : l'artiste réinvente les supports classiques du militantisme pour en renouveler la portée.

L'exposition explore la reconnexion et de nouveaux chemins

Dans « Renouer les liens », Marie-Claire Messouma Manlanbien remet en question l'imaginaire colonial, tandis que Simon Augade fait entrer un peu de vie sauvage au cœur du centre d'art avec une sculpture réalisée à partir d'écorce d'arbre. Basserode invite les visiteurs à jouer et à collaborer, ce qui fait la transition vers le dernier chapitre, « Ouvrir de nouveaux chemins ».

Le dernier chapitre met l'accent sur la lutte et l'espoir

Cette section comprend une vidéo de Julie Chaffort qui aborde directement la question de la lutte, ainsi qu'une forme d'abri conçue par Tiphaine Calmettes. Marinella Senatore utilise des néons colorés pour raviver la force et la joie des désirs, tandis que l'association Hasnya donne la parole à des témoignages de personnes invisibilisées, notamment des mères issues de l'immigration et des quartiers populaires. L'exposition se termine par des fresques d'Agrume, dont l'art urbain revendique une nouvelle relation à la ville.