La vente du FC Nantes, estimée à 100 millions d’euros plus des bonus, a relancé le débat sur la viabilité économique de l’opération. David Gluzman, expert en économie du sport, remet en cause la crédibilité des chiffres, soulignant que cette valorisation représente quatre fois le chiffre d’affaires estimé d’un club de Ligue 2 – un multiple généralement réservé aux équipes de Premier League. Il s’interroge sur la pertinence de classer Nantes dans cette catégorie. Waldemar Kita, actuel président du club, conteste ces chiffres, les qualifiant de faux et affirmant qu’ils visent à déstabiliser la situation. Paulo Tavares, porteur du projet, affirme avoir levé 300 millions d’euros auprès d’investisseurs, une déclaration que Gluzman juge surprenante au vu du manque de transparence sur l’identité des prêteurs, leurs stratégies et la durée de leurs investissements.
Tavares, fondateur de Phenix Sports Invest, a déjà tenté d’acquérir d’autres clubs français, comme l’AS Saint-Étienne, Valenciennes ou Troyes, sans succès jusqu’ici. Son offre d’acquisition s’accompagne d’un plan détaillé pour l’avenir du club, incluant notamment un retour en Ligue 1 et une inspiration puisée auprès de clubs comme le Borussia Dortmund, le Benfica ou le LOSC Lille. Le projet prévoit également des améliorations du stade et du centre d’entraînement de la Jonelière, bien que ce dernier soit protégé par le statut Natura 2000, ce qui interdit toute extension. Parmi les innovations proposées figurent une « super VIP experience » et une « écharpe intelligente » conçue pour renforcer l’engagement des supporters.
Le document présentant le projet met en avant Tavares comme « pierre angulaire du projet » et mentionne des personnalités notables, comme Marcelo, ancien international brésilien et légende du Real Madrid, qui deviendrait ambassadeur du club. D’autres noms sont évoqués, comme Arsène Wenger, José Mourinho et Marcello Lippi, attendus pour assister à des matchs. La structure proposée inclut également l’ancien basketteur Charles Kashema au poste de directeur sportif et Paulo Meneses comme directeur du recrutement.
La DNCG, organe de contrôle financier du sport en France, jouera un rôle clé dans l’issue de cette prise de contrôle. Grâce aux nouveaux pouvoirs qui lui ont été attribués par la loi Sport adoptée en août, la DNCG pourra bloquer l’acquisition si elle estime le plan financier non viable. Gluzman soutient cette mesure, insistant sur la nécessité pour la DNCG d’évaluer la stabilité financière et le business plan des repreneurs. La transaction suscite également l’intérêt de la ville de Nantes, le sujet devant être abordé lors d’une réunion du conseil municipal. Les relations entre la municipalité et Kita sont tendues depuis l’opposition de la ville à son projet de stade en 2019. Le CSE, représentant les salariés du club, a été convoqué à une réunion d’urgence pour discuter de la vente, illustrant les incertitudes et les interrogations entourant cette opération.
L'acquisition de FC Nantes fait l'objet d'une enquête en raison de la valorisation et de l'approbation réglementaire
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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