Les autorités américaines ont imposé des restrictions à l'exportation des cartes graphiques haut de gamme destinées à la Chine depuis novembre 2023, ciblant spécifiquement les modèles dont les performances sont égales ou supérieures à celles de la GeForce RTX 4090. Ces mesures visent à limiter l'accès à du matériel informatique avancé qui pourrait être utilisé en Chine pour des tâches telles que le développement de l'intelligence artificielle ou le calcul haute performance. Malgré ces réglementations, des rapports indiquent que des opérations de contrebande continuent de prospérer, certaines cartes graphiques haut de gamme étant achetées aux États-Unis avant d'être discrètement expédiées en Chine. Des évolutions récentes suggèrent que les stratégies de contrôle s'adaptent pour contrer ce phénomène.
Chez Micro Center, un détaillant américain spécialisé en électronique, les clients souhaitant acheter la nouvelle carte graphique RTX 5090 en Californie doivent désormais signer un document stipulant : « AUCUN EXPORT — AUCUNE DÉROGATION ». Ce formulaire oblige les acheteurs à déclarer qu'ils ne procéderont pas à l'exportation de la carte en dehors des États-Unis, quelle que soit la destination. Il recueille également des informations personnelles, telles que le nom complet, l'adresse, une pièce d'identité avec photo, un numéro de téléphone et une adresse e-mail. Les clients doivent en outre préciser où la carte sera installée et son usage prévu. Cette exigence semble être une mesure récente, car plus tôt dans l'année, l'achat d'une RTX 5090 ne nécessitait pas une telle déclaration.
D'autres enseignes, comme Central Computers, auraient adopté des mesures similaires. Un client a indiqué avoir dû remplir un formulaire comparable lors d'un achat effectué cet été chez Central Computers. Ces contrôles renforcés s'inscrivent dans un contexte de lutte accrue contre la contrebande de cartes graphiques haut de gamme vers la Chine, après l'arrestation de trois employés de Supermicro, un important fabricant de serveurs, dont le cofondateur Yih-Shyan « Wally » Liaw. Ces personnes sont soupçonnées d'avoir illégalement expédié vers la Chine du matériel Nvidia d'une valeur de 2,5 milliards de dollars.
L'efficacité de ces nouvelles mesures reste incertaine. Les documents ne mentionnent pas les numéros de série des unités de traitement graphique (GPU) vendues, et rien n'indique que des inspections à domicile soient menées. Bien que ces formulaires puissent dissuader la revente privée, il est difficile d'évaluer leur impact sur le problème plus large de la contrebande. Cette situation illustre le défi constant que représente l'application des contrôles à l'exportation de matériel high-tech dans un marché mondial où la demande en ressources informatiques avancées reste forte.
Les détaillants américains imposent des restrictions à l'exportation sur les cartes graphiques haut de gamme avant l'interdiction d'exportation vers la Chine
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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