Un père pleure son fils tué dans une attaque raciste, appelle à la sensibilisation nationale contre la haine et exige justice contre le racisme systémique en France.
Le père appelle à un hommage national contre le racisme
Bolema Bossio Wangi, père de Pengo Bossio Wangi, tué lors d'une attaque raciste dans les Yvelines le 23 octobre, appelle à un hommage national aux victimes du racisme, qui serait un moment de véritable prise de conscience et d'engagement contre la haine.La fille lit une déclaration lors d'une conférence de presse
Ambre Banguid, fille de Pengo Bossio Wangi, a lu une déclaration au nom de son père lors d'une conférence de presse à Paris, soulignant que cet hommage ne doit pas seulement être un moment de recueillement, mais aussi un appel à l'action contre le racisme et toutes les formes de haine.Le père évoque les tensions raciales passées en France
Bolema Bossio Wangi, qui a grandi en France dans les années 1980 et 1990, au milieu des attaques courantes contre les Maghrébins et les Noirs, a exprimé son incrédulité de voir son fils victime d'une haine similaire des décennies plus tard.Le père souligne les tensions identitaires actuelles en France
Il a relevé la période actuelle de fortes tensions identitaires en France et la peur qu'il ressent en tant que père d'enfants noirs, mais il a insisté sur le fait que son épouse et lui ont choisi de faire confiance à la justice.Le père demande une prise de conscience du racisme systémique
Il a déclaré que si la mort de son fils doit servir à quelque chose, c'est à sensibiliser à un racisme qui gangrène la société française depuis des décennies, alimenté par certains médias et partis politiques.Détails de l'attaque et actes du suspect
Pengo Bossio Wangi a été tué par Kevin T., 39 ans, qui a également blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, lors d'un trajet à Trappes et à La Verrière. Kevin T. a été mis en examen et placé en détention provisoire.La avocate exprime ses inquiétudes face à la réponse du gouvernement
L'avocate du père, Me Zineb Alami, a déclaré que la famille allait déposer une plainte avec constitution de partie civile, et a regretté qu'aucun membre du gouvernement n'ait contacté le père de Pengo, ce qui l'a profondément attristé.Une attaque liée à la montée de la haine raciste
L'attaque, qualifiée de préparée par le Parquet national antiterroriste, s'inscrit dans un climat de haine raciste qui s'est progressivement installé et qui ronge le pays.L'avocate interroge la réponse apportée à des attaques similaires
Me Alami a relevé que Kevin T. avait déjà attaqué une personne noire trois jours plus tôt, et s'est demandé si les mêmes signaux auraient entraîné la même réponse si l'attaque avait été liée au terrorisme islamiste.Appel à la responsabilité et à la clarté idéologique
Elle a insisté sur la nécessité que l'enquête éclaire l'idéologie à l'origine de l'attaque, et a souligné que les discours d'extrême droite, relayés par les médias, contribuent à la propagation de la haine. Elle a appelé à la responsabilité de toutes les personnes impliquées.