Une publication sur les réseaux sociaux a suscité une demande juridique à Lyon, invoquant une possible responsabilité pénale pour un message jugé « apologie du crime d'atteinte volontaire à la vie ».
Une publication sur les réseaux sociaux déclenche une action en justice
Une publication sur les réseaux sociaux de la députée LFI Clémence Guetté a conduit Alexandre Dupalais, conseiller du 8e arrondissement de Lyon, à déposer une demande formelle d'enquête. La publication, qui comprenait une pancarte portant la mention « QUENTIN ON T'ENTENDS PLUS ! » ainsi qu'une photo du militant nationaliste Quentin Deranque, a été signalée au parquet le 15 octobre 2026.Fondement juridique du signalement
Dans son courrier adressé au procureur, Alexandre Dupalais invoque l'article 40 du Code de procédure pénale. Il estime que le message pourrait être interprété comme une « apologie du crime de violences volontaires sur la personne », et qu'il pourrait être lié à l'enquête en cours sur la mort de Quentin Deranque.Contenu de la publication
Clémence Guetté a publié le message le 14 octobre 2026, lors d'un événement auquel assistait Jean-Luc Mélenchon. La publication montrait une pancarte portant la formule « QUENTIN ON T'ENTENDS PLUS ! » ainsi qu'une photographie de Quentin Deranque. Le texte était accompagné de la légende « Quentin, on ne t'entend plus ! ».Demandes d'enquête et de preuves
Alexandre Dupalais demande au parquet d'enquêter sur l'auteur de la pancarte ainsi que sur toute personne ayant participé à sa diffusion. Il vise en particulier la publication Instagram, et demande que la société Meta Platforms Ireland soit sollicitée afin de conserver le contenu et les données associées, la story devant disparaître au bout de 24 heures.Enquête en cours sur la mort de Quentin Deranque
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est mort en février après avoir été violemment agressé à Lyon. L'enquête sur son décès a conduit à l'interpellation de plusieurs personnes, dont six hommes mis en examen pour meurtre et un septième pour complicité de meurtre par instigation. Certaines des personnes impliquées étaient liées à l'ancien mouvement Jeune Garde.