Yassine Belhadj, chirurgien urologue, a passé treize ans à étudier et à se former, incluant de longues heures de pratique et de répétition, pour obtenir son diplôme de médecine. Son parcours, qui s’est achevé en 2021, est au cœur d’un podcast indépendant intitulé Médecin malgré moi, dans lequel il partage ses expériences personnelles. Belhadj évoque la pression intense de sa profession, comparant la blouse blanche du médecin à une « armure de plomb », soulignant le poids émotionnel qu’il portait. Inspiré au départ par son père, lui aussi médecin, et motivé par la peur de décevoir les autres, Belhadj a intériorisé l’idée qu’un bon médecin ne devait ni se plaindre ni montrer de faiblesse. Cette mentalité l’a cependant conduit, à terme, à une rupture personnelle, durant laquelle il a ressenti un besoin écrasant de fuir sa profession. Le podcast présente l’histoire de Belhadj comme une autofiction, un genre littéraire qui mêle expériences réelles et éléments fictifs, lui permettant d’explorer son parcours à travers à la fois le récit et la narration personnelle. Grâce à ce format, il réfléchit aux défis émotionnels et psychologiques de sa carrière, offrant aux auditeurs un regard profondément intime et introspectif sur les pressions liées à la profession médicale. L’histoire de Belhadj a suscité des discussions sur la santé mentale des professionnels de santé et les luttes invisibles derrière la blouse blanche. Son parcours, tel que raconté dans Médecin malgré moi, offre un rare aperçu du fardeau émotionnel d’une carrière souvent perçue comme noble, mais rarement abordée en des termes aussi personnels.