La réussite d'une maison intelligente se mesure à la facilité d'usage de la lumière de la salle de bain. Un bon design doit respecter l'interrupteur mural, non contraindre l'utilisateur.
Test de la maison connectée avec des invités à dîner
Une manière simple de juger si une maison connectée est conviviale consiste à observer comment un invité utilise la salle de bains. S'il allume la lumière du premier coup, sans hésiter, c'est que le système est bien conçu. S'il appuie deux fois sur l'interrupteur en fronçant les sourcils, la maison connectée doit être améliorée.Les débuts de la domotique
L'auteur de l'article est devenu un adepte précoce de la maison connectée lorsque Philips a lancé ses ampoules Hue, fin 2012. Ces ampoules n'étaient d'abord vendues que dans les Apple Store et étaient proposées avec un kit de démarrage comprenant trois ampoules et un petit pont de connexion, pour 199 euros. L'auteur en a acquis un en 2014 et est devenu l'un des premiers en France à intégrer entièrement l'éclairage connecté dans son logement.Les difficultés d'une maison connectée partagée
L'auteur a ensuite présenté la maison connectée à sa femme, ce qui a révélé les limites du système. Les ampoules connectées étaient intelligentes, mais le reste de l'installation électrique ne l'était pas, ce qui a semé la confusion. Les interrupteurs muraux traditionnels continuaient de fonctionner de manière indépendante, créant des conflits avec le dispositif d'éclairage connecté et rendant son utilisation intuitive difficile pour les autres occupants.Simplifier le contrôle de la maison connectée
Pour remédier à ces problèmes, l'auteur a réduit au minimum le nombre de lumières connectées, par exemple l'éclairage sous le lit. Le système s'en est trouvé simplifié et les commandes par interrupteur traditionnelles ont été rétablies. Toutefois, l'auteur a reconnu que cette décision était radicale, puisqu'elle faisait passer d'une maison entièrement connectée à une maison totalement non connectée.Interrupteurs intelligents et standards
Nicolas Lellouche, de Numerama, a conseillé à l'auteur de placer l'intelligence dans l'interrupteur mural plutôt que dans l'ampoule. L'auteur a alors installé un module Shelly 2L Gen4 derrière un interrupteur, qui commande deux circuits d'éclairage et se connecte à Apple Home via Matter. Ce dispositif permet à l'interrupteur de servir de commande principale pour les lumières, au même titre qu'une application ou des commandes vocales.Tester l'éclairage intelligent avec des détecteurs de mouvement
L'auteur a testé le nouveau dispositif dans la salle de bains à l'aide d'un détecteur de mouvement Aqara P1, qui allume automatiquement la lumière lorsqu'une personne entre et l'éteint dix minutes après le départ de la dernière. Le système fonctionne sans accroc, que la lumière soit allumée par l'interrupteur, par l'application ou par le détecteur de mouvement.Difficultés liées à l'installation et aux logiciels
Si l'installation physique de l'interrupteur intelligent exige de couper l'alimentation électrique et peut nécessiter de faire appel à un électricien, la partie logicielle reste en phase de développement précoce. L'application Shelly est décrite comme difficile à utiliser et, bien que Matter soit un standard de communication entre appareils, il n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Le capteur Aqara fonctionne bien avec l'application Maison d'Apple, mais nécessite un concentrateur Aqara pour certains réglages.Des maisons connectées accessibles à tous
L'auteur conclut que le véritable problème de sa maison connectée ne tenait pas au niveau de connectivité, mais au fait qu'elle n'obéissait qu'à son utilisateur d'origine. Une maison connectée bien conçue devrait obéir au bouton, seule interface que tout le monde comprend. L'auteur recommande de commencer par une seule pièce et de privilégier une automatisation discrète, ce qui aide à choisir le module adapté à l'installation.