Selon l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), plusieurs hippopotames ont été retrouvés morts dans la rivière Semuliki, au sein du parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’ICCN a confirmé que ces hippopotames sont morts d’anthrax, une maladie bactérienne grave pouvant toucher aussi bien les animaux que les humains. Dans un communiqué publié mardi dernier, l’institut a indiqué que les analyses réalisées par son bureau provincial du Nord-Kivu et par des vétérinaires des Virunga Doctors ont confirmé que l’anthrax bacillaire était à l’origine de la mort des hippopotames retrouvés dans la rivière.
L’anthrax est une maladie causée par la bactérie Bacillus anthracis, capable de survivre dans l’environnement pendant de longues périodes et d’infecter les animaux par contact avec un sol ou une eau contaminés. L’ICCN a mis en place un protocole sanitaire pour limiter la propagation de la maladie et a appelé les habitants locaux à prendre des précautions. Il est notamment conseillé de ne pas toucher les carcasses d’animaux morts, de ne pas manipuler leur viande ni de consommer de la viande de brousse, c’est-à-dire de la viande issue d’animaux sauvages. Ces pratiques augmentent en effet le risque de transmission à l’homme.
Le parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a souligné l’importance de l’implication des communautés locales dans les efforts de prévention des maladies. L’ICCN met en garde contre le risque de transmission de l’anthrax à l’homme par contact avec des animaux morts ou malades, ou par consommation de leur viande. Il invite la population à éviter tout contact avec les carcasses, à ne pas les déplacer, les découper ou les brûler, et à tenir à l’écart les enfants, le bétail et les animaux domestiques des zones touchées. Il est également déconseillé d’utiliser l’eau située à proximité des carcasses.
L’ICCN a appelé les habitants à signaler sans délai tout décès suspect d’animal ou tout symptôme de maladie chez les animaux. Cela permet aux autorités de surveiller la propagation de l’anthrax et de prendre les mesures nécessaires pour protéger à la fois la faune sauvage et les populations humaines. Cette situation illustre la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une coopération pour prévenir la propagation des maladies zoonotiques, qui peuvent passer des animaux à l’homme.
L'antrax responsable des décès de hippopotames au parc national des Virunga, RDC
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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