Otages libérés après dix mois

Trois otages ont été libérés après environ dix mois de captivité dans le sud-est de la République centrafricaine et sont arrivés à Bangui le 22 octobre à bord d'un vol spécial organisé par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Enlèvement survenu pendant les élections

Koumba Ndiaye, sous-préfète adjointe de Bambouti, Naomie Topien et Dieu-Béni Endjitonguele, toutes deux employées de l'Autorité nationale des élections (ANE), avaient été enlevées le 28 décembre 2025 à Bambouti, dans le Haut-Mbomou, par des membres présumés de la milice Azande Ani Kpi Gbè (AAKG), le jour des élections nationales.

La libération fait suite à une médiation

Leur libération, intervenue le 19 octobre, a suivi plusieurs mois d'efforts de médiation menés par les autorités locales et la MINUSCA. Les trois anciennes captives ont d'abord été transférées à Obo avant d'être acheminées vers la capitale.

Les responsables du gouvernement saluent leur retour

À leur arrivée à l'aéroport international Bangui-M'Poko, elles ont été accueillies par plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres chargés de l'Administration territoriale, de la Sécurité publique, de la Santé et de la Défense, ainsi que par le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Symphorien Mapenzi, et le président de l'ANE, Barthélemy Mathias Morouba. Les Nations unies étaient représentées par Mohamed Ag Ayoya, représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et coordonnateur humanitaire.

Rencontre avec le chef de l'État

Les trois personnes libérées ont ensuite été reçues à l'Assemblée nationale, puis au palais présidentiel par le chef de l'État, Faustin-Archange Touadéra, en présence du Premier ministre, Félix Moloua, et du représentant des Nations unies.

Une otage raconte sa captivité

Koumba Ndiaye a exprimé son soulagement, évoquant les conditions de détention difficiles. « La période que nous avons passée en captivité a été vraiment horrible. Ce que nous avons vécu dans la brousse était très difficile », a-t-elle déclaré, se disant heureuse d'avoir été reçue par le président de la République.

Remerciements et contexte de la libération

La sous-préfète adjointe a également remercié le gouvernement, la MINUSCA, les organisations de défense des droits humains et la population pour leur solidarité pendant les longs mois de captivité. Cette libération constitue un dénouement favorable à une crise qui a mobilisé les autorités centrafricaines et la mission des Nations unies. Elle intervient dans un contexte où la protection des acteurs publics et électoraux demeure un enjeu important dans les zones touchées par l'insécurité.