L'Arabie saoudite a accusé mardi les Houthis d'avoir visé des infrastructures électriques alimentant la mosquée du Prophète à Médine, ville sainte d'Arabie saoudite. Il s'agirait de la deuxième accusation de ce type contre le groupe, après une précédente en septembre affirmant qu'ils avaient ciblé des installations à La Mecque. La mosquée du Prophète est l'un des sites religieux les plus importants de l'islam, attirant des millions de pèlerins chaque année. L'attaque contre les infrastructures de Médine a suscité une condamnation unanime de plusieurs pays et organisations. Le Yémen, le Qatar, la Turquie, le Soudan et la Ligue arabe ont tous exprimé leur désapprobation face à cette frappe présumée. Ces pays avaient déjà appelé à la fin du conflit au Yémen et à une désescalade des tensions dans la région. Le mouvement houthi, soutenu par l'Iran et engagé depuis longtemps dans un conflit avec la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen, a démenti toute implication dans l'attaque. Le groupe affirme systématiquement qu'il se bat pour défendre le Yémen contre ce qu'il qualifie d'agression étrangère. Il a également critiqué les actions militaires de l'Arabie saoudite au Yémen, qui ont entraîné d'importantes crises humanitaires dans le pays. Cet incident a une nouvelle fois mis en lumière les tensions persistantes dans la région, en particulier entre l'Arabie saoudite et les rebelles houthis. Alors que les deux camps s'accusent mutuellement d'attaques contre des sites religieux et civils, la situation reste volatile. Les efforts internationaux pour médier et résoudre le conflit se poursuivent, mais les progrès sont lents.