Arrestation du chef de la police faisant l'objet d'une enquête

Marko Kricak, 42 ans, chef de la police criminelle serbe, a été arrêté dimanche dans le cadre d'une enquête sur un meurtre dans le milieu criminel. Il est soupçonné d'abus de pouvoir, selon le parquet.

Arrestation d'un autre responsable policier

Kricak a été arrêté aux côtés de Bosko Sekulovic, chef du service de lutte contre la criminalité au sein de la police criminelle. Tous deux sont soupçonnés d'avoir abusé de leurs fonctions et manqué à leurs devoirs professionnels, ce qui aurait causé un préjudice et de graves atteintes aux droits de Veselin Milic, ancien chef de la police de Belgrade.

Fidélité présumée à l'ancien président

L'ascension de Kricak dans la hiérarchie policière avait été attribuée ces derniers mois à sa loyauté envers l'ancien président Aleksandar Vucic, au pouvoir depuis 2012. La Liste des étudiants, un groupe politique, avait réclamé sa démission plus tôt dans la semaine.

Enquête sur un meurtre

Selon le parquet, les abus présumés ont été commis dans le cadre d'une enquête menée par Kricak et Sekulovic après le meurtre d'un homme dans un restaurant de Belgrade, en mai. La victime était décrite comme un membre de la mafia locale. Kricak est également soupçonné d'avoir « maltraité et agressé » une personne au cours de cette enquête.

Plainte contre des responsables policiers

Veselin Milic avait déposé une plainte en juillet, accusant Kricak et Sekulovic d'avoir fourni au parquet des preuves contre lui de manière « sélective, incomplète et fausse ». Cette plainte avait été relayée par les médias en juillet.

Allégations de mauvais traitements lors des manifestations

Kricak dirigeait une unité chargée de protéger des personnalités de premier plan et des sites sensibles lors des manifestations qui ont suivi la tragédie de la gare de Novi Sad, survenue le 1er novembre 2024 et qui a fait 16 morts. En août 2025, plusieurs étudiants ont affirmé avoir été frappés ou maltraités par des membres de cette unité.

Démenti des allégations de mauvais traitements

Une étudiante, Nikolina Sindjelic, a raconté avoir été arrêtée et conduite, avec d'autres manifestants, dans un garage gouvernemental de Belgrade. Elle accuse Kricak de l'avoir « sauvagement battue », ainsi qu'un de ses collègues. Le ministère de l'Intérieur a « fermement » démenti ces accusations.

Aucun lien avec les résultats électoraux

Nenad Stefanovic, procureur en chef du parquet supérieur de Belgrade, a affirmé que l'arrestation n'avait aucun lien avec les résultats des élections législatives. Reste toutefois la question de savoir s'il s'agit d'une suite de la victoire, lors des élections législatives anticipées, de la liste soutenue par le mouvement étudiant.