L'Europe étudie l'utilisation des écosystèmes naturels comme stratégie de défense, en exploitant des paysages comme les marais et les forêts pour freiner les avancées ennemies.
Les écosystèmes comme barrières défensives
L'Europe étudie l'idée de restaurer les écosystèmes naturels comme stratégie de défense potentielle contre les invasions. Marais, forêts et plaines inondables sont envisagés pour leur capacité à faire office de barrières naturelles face aux forces ennemies.La guerre en Ukraine influence la stratégie
Cette approche s'inspire des événements récents de la guerre en Ukraine, où l'inondation délibérée de la vallée de l'Irpin a transformé des terres agricoles en marécages. Cette transformation a entravé le déplacement des véhicules blindés et a démontré le potentiel du terrain naturel en tant qu'obstacle militaire.La Commission européenne promeut la restauration
La Commission européenne encourage les États membres à restaurer les écosystèmes frontaliers. Cette initiative réunit des efforts visant à protéger la biodiversité, à gérer les ressources en eau et à renforcer la sécurité territoriale par des moyens naturels.Sécurité et environnement, un seul enjeu
La commissaire européenne à l'Environnement, Jessika Roswall, soutient cette stratégie. Elle affirme que certains paysages peuvent freiner les forces militaires et qu'investir dans la nature peut constituer une forme naturelle de contrôle des frontières.Les doubles bénéfices de l'approche
Mme Roswall qualifie cette stratégie de « gagnant-gagnant » pour les objectifs environnementaux comme pour ceux de sécurité. En intégrant les paysages naturels aux politiques européennes de sécurité, l'approche vise à atteindre plusieurs objectifs simultanément.